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10 novembre

LE PARADIS

 
 
La rencontre avec Dieu ".

Dans la profonde et lumineuse subsistance
De la haute Clarté, trois cercles m'apparurent,
De trois couleurs mais d'une ampleur égale ;

Comme Iris l'est d'Iris, le second paraissait
Le reflet du premier, et le troisième un feu
Egalement exhalé des deux autres.

Pour ce que je conçois, ah ! combien la parole
Est pauvre et faible ! et ce que conçois,
Près de ce que j'ai vu, est aussi peu que rien.

Eternelle Clarté, qui seule en Toi résides,
Es seule à Te comprendre, et qui Te comprenant
Et comprise de Toi, T'aimes et te souris !

Quand mon regard l'eut un peu observé,
Ce cercle, qui semblait un reflet lumineux
Que Tu aurais en Toi-même conçu,

Et son volume et de sa propre teinte
De notre image apparut figuré ;
Aussi ma vue se plongea-t-elle en Lui.

Ainsi qu'un géomètre appliqué tout entier
A mesurer le cercle et qui point ne découvre
Sans sa pensée le principe qu'il faut,

Je me troublai devant cette merveille :
Je voulais voir comment au cercle s'unissait
Notre image et comment elle y est intégrée.

Mais point n'auraient suffi mes seules ailes,
Si mon esprit n'avait été frappé
Par un éclair, qui mes vœux accomplit.

Ici ma fantaisie succomba sous l'extase.
Mais déjà commandait aux rouages dociles
De mon désir, de mon vouloir, l'Amour

Qui meut et le Soleil et les autres étoiles

 



22 mai

MEDITATION A LA LUNE

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Information sur la méditation et les femmes...

En méditation, reprendre contact avec son être intérieur porte souvent  sur des représentations archétypales de type mâle,  la philosophie de vie et la spiritualité ayant effectivement exclu la Déesse de son association naturelle avec le principe mâle. Notre abhérante interprétation de la doctrine judéo-chrétienne et islamique ayant  presque pleinement réussi à démembrer Inanna (l'ancienne proche-orientale grande Déesse) et son ancienne forme, la Venus du paléolithique. Mais voilà que nous redécouvrons petit à petit des déesses qui ont survécu ou qui renaissent de leur cendre et les archétypes féminins retrouvent leur place dans l'inconscient collectif féminin.

La femme a le devoir de retrouver ses fonctions sacrées, son rythme avec l'Univers. Elle a la responsabilité de réactiver les rites, ou d'en inventer d'autres. Dans son essence, elle est guérisseuse, elle est magicienne, elle est sage-femme et elle le sera toujours, c'est inné. L'enjeu, c'est de reprendre contact avec son âme,  car il s'agit bien de l'âme dont les religieux jusqu'au 11ème siècle avait décrété qu'elle n'existait pas chez la femme et chez les animaux non plus d'ailleurs ! C'est pour cette raison fondamentale que la méditation pour les femmes prend tout son sens, parce qu'elles  touchent au sacré et que cela leur a été interdit et plus particulièrement dans certains pays. Elles-mêmes ne sont pas toujours à l'aise avec le sacré, cela implique de l'intériorité, des silences, un contact avec la fine vibration de l'âme, une ouverture et une discipline dont elles ignorent parfois tout le bien que cela peut leur procurer. C'est pourquoi, mon but est de reformer ce cercle des femmes où leurs composantes énergétiques en circulation peuvent leur faire vivre cet instant de grâce et de compréhension de leur nature divine.

Dans un avenir très proche, nous retrouverons notre mémoire ensevelie, il y a une justice naturelle dans ce monde, puisse-t-elle nous aider à exprimer l'harmonie avec les autres.

 

Lune

 

 

Répertoire non exhaustif des différentes manifestations de

l'UNIQUE et GRANDE DEESSE ...

Asherah : grande Déesse des muslims, des hébreux et des chrétiens, protectrice de la maison, de la famille, elle nous aide à achever nos rêves  et à atteindre nos buts - Altar : déesse cosmique, des nébuleuses, des étoiles et des galaxies, elle nous parle de sagesse à travers le vent et le calme - Tonantzin : la déesse de la Lune chez les aztèques connue dans sa nouvelle forme comme la Vierge de Guadaloupe -  Gyalyum : du monde bouddhique plus reconnaissable en l'émanation de Dölma "celle qui libère de la souffrance" -   Aphrodite Yemaya Sedna Tiamat Ijemanja  Mar, Anahita, Ningyo Oshun, Nereids : les déesses des océans 

Jawalamukhi : la Déesse de la lumière en Inde (si vous avez l'occasion de voyager dans le nord de l'Inde et de  passer à Jawalamukhi, ne manquez pas de visiter  le temple de la Déesse de la Lumière, temple d'une grande beauté, d'une grande simplicité aussi, où brûlent 3 flammes éternelles... Ezili Danto : la déesse vaudoo à Haïti, de la nourriture, de la magie et de la santé - Asdzaa  Nadleehé : "celle qui se régénère ou encore femme changeante" chez les indiens navajos - Ixchel : la déesse de la Lune chez les Mayas (elle porte un bandeau de serpent autour du front) - Sitla : déesse de la santé pour les problèmes féminins, invoquée pour faire descendre la fièvre -Innana : la Grande déesse sumérienne connue comme "la première fille de la Lune"  -

Tara Blanche et Tara verte  : du monde bouddhique - Cerridwen : la déesse celtique des poètes, des forgerons et des médecins - Tcheud : la déesse de l'évacuation de l'ego dans le monde bouddhique - Shima   : qui veut dire "celle qui nourrit" chez les indiens navajos - Kasuna : déesse de l'Univers chez les indiens cherokees - Cybèle : la déesse-Serpent minoeenne en Crète - Mama Kylia : la déesse de la Lune au Machu Pichu - Kali : la déesse de la transformation chez les hindous - Ceres : la déesse des céréales chez les gaulois - Hueng Ugo : la déesse de la Lune chez les chinois - Yangtsi :  la déesse de la Paix chez les chinois -

Shechina :   la déesse dans le monde du judaïsme - Fatima : la déesse du nord de  la   méditérrannée  - Mother Ayahusca : déesse-medecine au Pérou - Kynthia : la déesse de la Lune chez les grecs - Mary :   la déesse du nord de l'Europe - Amaterasu : déesse de l'île de Paques - Tara : déesse du monde - celtique - DANAH : la grande déesse du monde celtique

... et de par le monde ...

La Grand Mère tisseuse - La déesse du néolithique - déesse des animaux - Reine des cieux - Vinca déesse des oiseaux -  déesse des yeux - Mother Earth - Corn Mother - Anne - Marie -  Isis - Déméter - Persephone - Diana - Ishtar - Hécate - Brigid - Astarte - Hathor - Anath - Minerva - Artemis d'Ephese - Athena - Sophia - Venus - Gaïa - Lilith - Dannah - Blodeuwedd -  Kannon - Rhianon -   - Zana -    Fauna - Vaisgamta - Arinna - Ikeya - Pandora - Frigga - Macha - Abundantia - Minerva - Medusa - Laima - Kali Ma - Funadama - Ida - Zemyna - Lucina - Ihuanaboina - Aparajita - Yuki-onna - Hera - Ostara - Asherah - Kubaba - Gabjanja - Rheia - Damona - Pomona - Laka - Domona - Nemetona - Ala -  Sitla -  Koshaya - Lakshmi -  Parvati - Securitas - Saps - Diti - Quiritus - Chup Kamui - Ma-Zu - Nammu - Mauru - Aulat - Asthoreth - Amentet - Anuket - Bastet - Heket - Mafdet - Pachet - Zenenet - Sengen - Ceres - Rorravi - Dewi Sri - Aditi - Kishijoten - Kishi Bojin - Kuan Yin - Dolni - Frowasi - Krumine - Giltine - Medeine - Maat - Anat - Kore - Hel - Uba - Sechat - Hor - Ran - Flora - Kaminari - Zenepati - - Ki - Fravasi - Izanami - Aditi - Kami musubi - Ameno mi Kumari - Toyouke onikami - Pales - Kaupuole - Daphne - Helene - Selene - Irène - Pele - uzume - Circe - Rasyte - Jurate - Adraste - Kesabe - Otohime - Kanayame Hime - Nekatsu Hime - Anuo Tanabata Hin - Kishino Jin - Benzaï Ten - Marisha Ten - Mayahuel - Atabey - Ixtab - Nut - Unut - Eos - Uac rapito - Zuimaco - Peitho - Baubo - Karitei-mo - Hime nuit te po - Ningyo - Lhamo - Jian Lao - Nathor - Oshun - Nereides - Lahar - Pachamama - Acatl - Tlazolteotl - Iris - Ma - Ningal - Namgang - Iowa - Dounia - Hila - Tamara

Lune 

 

11 mai

Livre des phenomenes inexpliques

La Combustion spontanée

Surtout connue dans les pays anglo-saxons, la combustion spontanée est différente d'une immolation classique dans le sens où le corps semble avoir brûlé de l'intérieur.
L'étrangeté du cas des combustions spontanées réside essentiellement dans le fait que le corps est brûlé à 80%, os compris, les seuls restes identifiables étant généralement le bas des jambes! Ce qui est d'autant plus étonnant lorsqu'on sait que dans un crématorium les restes d'os sont broyés car très difficilement consumables.

Mais le plus inexplicable réside dans le fait que les victimes sont retrouvées chez elles dans un environnement quasi intact, par exemple la chaise sur laquelle une des victimes est morte n'a pas été détruite lors des faits. Dans plusieurs cas, les éléments plastiques sont les plus habités (télévisions...) Ainsi, alors que leurs habitations sont sauves, les victimes d'autocombustion présentent des degrés de brûlures largement supérieurs aux cadavres retrouvés lors de grands incendies. Ce qui serait le résultat d'une exposition à une température bien plus extrême (plus de 2000°C).



Pour certains, ce phénomène serait le résultat d'une réaction corporelle induite par la volonté de la personne à mourir; le corps sécréterait alors des substances inflammables (par exemple la vitamine B peut s'avérer inflammable). Dans le même registre, mais sans influence du subconscient, on pourrait penser qu'une personne ayant ingurgité une forte dose d'alcool puisse s'enflammer de la sorte...
Les plus farfelus vont même jusqu'à dire qu'il se pourrait que ces personnes soient victimes d'une boule de plasma (noyaux et électrons se déplacent indépendamment et forment un mélange globalement neutre)... Nous pourrions, en ce qui nous concerne, conclure que c'est l'act de vampires contrariés exerçants leurs talents sur de pauvres mortels!

Que les plus cartésiens d'entre nous se rassurent, un scientifique à récemment obtenu une explication plus rationnelle pour expliquer ce phénomène. L'expérience est simple, il emballe un corps de porc dans du tissu (rôle de vêtements), asperge ce dernier de gazole puis allume le tout dans une salle témoin. ( une TV, du papier...)

Durant la première heure, tant qu'il reste du gazole, de grandes flammes rongent la carcasse, amenant les chairs à se consumer. Puis seules de petites flammes subsistent, alimentées par la graisse de l'animal. En effet cette dernière se liquéfie et est absorbée par les tissus, le tout se consumant à l'image d'une bougie. Au bout de 5 heures de combustion à une température de 800°C les os commencent à se disloquer, et au bout du double de temps la carcasse a quasi disparu. L’environnement est resté intact, sauf la TV qui avait fondu comme dans les cas référencés plus haut.

Les cas de combustions spontanées peuvent dans leur plus grande majorité être expliquées de cette manière, n'importe quelle matière inflammable remplaçant le gazole (parfum, alcool fort). Ceci serait donc souvent le résultat de coïncidences malheureuses ou d'actes criminels. Le temps de combustion palliant la température trop basse en théorie pour arriver à ce résultat.

Reste plusieurs cas troublants, comme ce témoignage de pompier appelé pour un incendie qui une fois sur les lieux ne trouva pas de maison en feu mais un homme présentant une fente sur le torse d'où sortaient des flammes avec la force d'un chalumeau.
Autre cas non expliqué, celui d'une personne se réveillant une main complètement brûlée et vierge de toute trace de brûlure sur le reste du corps.

Ainsi même si la science a presque réussi à démystifier ce phénomène, il reste encore, par certains de ces aspects, en partie inexpliqué...

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Inspiration: BBC.Supernatural Science: Spontaneus Human Combustion + web


4 mai

Trembler Parisiens 2

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Une maison hantée à Pigalle

Suivante
 
Une demeure néogothique à l'histoire mouvementée © L'internaute / Yan Callier
 

 

Habitants illustres, morts mystérieuses et coïncidences troublantes

Il n'en fallait pas plus pour envelopper la demeure située au numéro 1 de l'impasse d'un voile de mystère.

Sylvie Vartan s'y serait, parait-il, installée un temps avant de s'enfuir soudainement. L'acquéreur suivant serait décédé peu de temps après avoir emmenagé, succombant à la même maladie qui aurait emporté, des années plus tôt, le compositeur Victor Massé, également propriétaire de la maison. A sa mort, le directeur des Folies Bergère l'aurait rachetée avant d'en faire hériter sa femme de ménage, sauvagement assassinée à coups de tisonnier par un meurtrier jamais retrouvé. 

Chaque bribe d'histoire connue de cette maison épaissit au fil des générations le mystère qui l'entoure... Et elle est toujours là, inhabitée, narguant le passant de son air lugubre.

Adresse : 1 avenue Frochot, ou 24 rue Victor Massé, 75009 Paris

2 mai

paranormal

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Rendez-vous avec le paranormal

Par une chaude matinée du mois d’août 1971, dans le sud de l’Espagne, une vieille femme et son petit-fils étaient assis dans leur cuisine quand le petit enfant poussa des cris d’excitation. Pour lui, sa découverte n’était qu’un nouveau jeu. Par contre, l’apparition allait terrifier sa grand-mère et donner naissance à une énigme qui demeure non résolue.


 

 

Des visages sur le carrelage

Ce qu’avait vu l’enfant, c’était un visage humain qui, spontanément s’était dessiné sur le carrelage rose de la cuisine. C’est un visage aux traits incertains, mais empreint d’une grande tristesse.

Quand les habitants essayèrent de l’effacer, ils s’aperçurent avec horreur que les yeux ne faisaient que s’agrandir, laissant paraître le visage plus désespéré encore.

Inquiet, le propriétaire arracha le carrelage et le remplaça par du ciment. Trois semaines après, un nouveau visage se dessina, plus nettement encore.

L’affaire débordait maintenant du cadre du petit village. Les autorités locales s’en mêlèrent. On ôta une partie du sol et des ouvriers creusèrent, mettant finalement au jour les vestiges d’un cimetière médiéval.

Sur ces entrefaites, s’était produite une troisième apparition, puis une quatrième, enfin plusieurs visages se dessinèrent d’un coup sur le sol.

 

La cuisine fut fermée et la porte scellée. Quatre nouveaux visages se formèrent, dont celui d’une femme, dans une autre pièce de la maison.

Ce devaient être les dernières. Les apparitions cessèrent aussi brusquement qu’elles avaient commencé.

L’avis des experts en paranormal

Des experts de toutes sortes avaient bien sûr afflué dans le village. Les plus sceptiques d’entre eux se montrèrent incapables de faire la preuve d’une intervention humaine.
On décida alors d’installer dans la maison des micros ultra-sensibles.

Les appareils détectèrent des sons inaudibles à l’oreille humaine. On entendit des voix s’exprimant dans des langues inconnues et des gémissements douloureux.

 

A ce jour, nul n’a fourni d’explications satisfaisantes aux Visages de Bélmez. Tout ce que les experts avancèrent fut que la maison avait été autrefois le théâtre de quelque évènement tragique, peut-être en rapport avec la sorcellerie.

V.B (8.11.2005)

Source : Rendez-vous avec l’inconnu. Histoires et récits Insolites. Sélection du Reader’s Digest

 


   
     
30 avril

ENQUETES

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CRIME ET FOLIE. DEUX SIÈCLES D'ENQUÊTES MÉDICALES ET JUDICIAIRES

par Marc Renneville
Paris, France : Fayard, 2003

Chaque fois qu'est commis un crime dont la violence n'a d'égale que sa gratuité, la population s'interroge sur l'état d'esprit de son auteur. Est-il un malade mental? Doit-on le placer dans une prison ou dans un institut psychiatrique? Peut-il être guéri? Y a-t-il moyen de détecter rapidement de tels individus avant qu'ils ne passent à l'acte? Ces interrogations ne datent pas d'aujourd'hui comme le montre ce passionnant ouvrage de Marc Renneville, maître de conférences à l'Université Paris VIII et responsable du Centre Interdisciplinaire de recherches de l'École nationale d'administration pénitentiaire.

L'oeuvre de Renneville se divise en quatre parties. La première, intitulée " Premiers symptômes ", expose la transformation qui s'est opérée au niveau de la figure de la déraison criminelle à la fin du 18e siècle. Pendant longtemps, la folie était perçue comme complète et permanente, ce qui expliquait l'inutilité pour la justice de punir le fou. L'Article 64 du Code pénal français de 1810 perpétuera cette vision de la folie. Cependant, avec la naissance de la médecine aliéniste, émerge une conception médicale des troubles mentaux différente des conceptions juridiques et populaires : la folie totale n'existe pas, il y a toujours maintien chez l'aliéné de certaines facultés mentales saines. Cette mutation suscite l'espoir d'une guérison du fou, mais rend aussi perméables les frontières qui existaient jusqu'alors entre le crime et la folie. Au même moment, la phrénologie propose une première tentative d'explication du passage à l'acte criminel. La seconde partie présente les conséquences du passage d'une " folie criminelle " jugée complète à une " folie du crime " partielle et/ou intermittente. Au cours des premières décennies du 19e siècle, certaines causes célèbres (Papavoine, Léger, Lecouffe, Feldtmann, Henriette Cormier, etc.), permettent aux aliénistes de rendre publique l'existence de la monomanie, cette nouvelle déraison que seul un expert peut déceler et qui contrarie le dogme du libre arbitre sur lequel est fondé le droit. Au nom de la défense de la société, les psychiatres demanderont la création d'une institution intermédiaire entre l'asile et la prison pour les aliénés criminels et dangereux ainsi que l'élargissement du champ de la prévention aux alcooliques, aux excentriques et autres individus susceptibles d'engendrer des " dégénérés " et des malades mentaux. Les années 1880-1930, objet de la troisième partie, sont celles du " grand examen ". Avec l'essor de la psychologie pathologique, de la préhistoire et de l'anthropologie physique, la criminalité pathologique s'étend désormais aux criminels de profession, aux auteurs des crimes politiques, à la délinquance juvénile et aux actes destructeurs commis par les foules ou les peuples colonisés. Pour s'opposer à la prolifération des " demi-fous " et des " anormaux ", les différents pays industrialisés mettront en place diverses mesures de protection, de ségrégation et d'élimination de la population déviante, mouvement qui ne se terminera qu'après la Seconde Guerre mondiale. La quatrième partie, qui couvre les dernières décennies du 20e siècle, décrit l'impact de la psychanalyse au niveau de l'expertise psychiatrique, la diffusion massive de la folie du crime par l'entremise du cinéma et, finalement, l'état actuel de nos connaissances. " L'enquête continue " mais les causes du comportement du pédophile ou du tueur en série demeurent en grande partie aussi méconnues qu'à l'époque de Pinel et de Gall.

Plusieurs auteurs depuis les années 1970 se sont intéressés aux rapports entre la psychiatrie et la justice. La synthèse de Renneville se démarque particulièrement de ces travaux antérieurs par son absence complète de manichéisme. Les controverses entourant l'existence de la folie du crime ne peuvent se résumer à une lutte entre deux groupes de professionnels, entre progressistes et réactionnaires, ou entre matérialistes et idéalistes. Renneville démontre ainsi brillamment que les intérêts des psychiatres et des magistrats n'étaient pas aussi divergents qu'on le prétend habituellement. Au-delà des conflits qui les ont opposés à l'occasion, ces deux groupes s'entendaient généralement sur la nécessité de maintenir l'ordre social. Par ailleurs, les aliénistes n'ont jamais formé une communauté homogène, pas plus que les magistrats. Ainsi, il est rare que les experts se soient tous entendus sur l'état mental d'un suspect et, en outre, très peu désiraient vraiment voir ces fous du crime internés dans les mêmes établissements que les autres malades mentaux. Renneville démontre aussi qu'il n'y avait pas vraiment d'opposition entre les théories biologiques, sociologiques ou psychologiques du crime, les différents auteurs s'attardant sur un facteur étiologique sans pour autant rejeter les autres.

Par ailleurs, Renneville illustre de brillante façon que la folie du crime a provoqué le retour de la faute dans le domaine de la maladie mentale. En effet, l'ouverture du champ de la responsabilité atténuée s'est exercée au détriment de celui de l'irresponsabilité totale. La folie du crime serait même une circonstance aggravante, car elle rendrait l'individu à la fois plus dangereux, plus susceptible à la récidive, et plus réfractaire au traitement. Jumelant raison et déraison, le fou criminel est ainsi devenu virtuellement un monstre, portrait que la littérature et le cinéma diffusent encore largement. Il n'est donc pas étonnant que la folie du crime ait renforcé la crainte à l'égard des malades mentaux, ce qui explique l'augmentation constante de la population asilaire depuis le premier tiers du 19e siècle jusqu'aux années 1950. Bien que l'on privilégie depuis quelques décennies le traitement et le suivi dans la communauté pour les criminels et les malades mentaux, la folie du crime pourrait ainsi " devenir l'ultime justification de la prison " (p. 436). D'ailleurs, la désinstitutionnalisation a provoqué une criminalisation accrue des malades mentaux, l'emprisonnement devenant même le seul moyen pour certains psychotiques de côtoyer un psychiatre.

Il est difficile de trouver des défauts dans l'ouvrage de Renneville, car son argumentation est des plus convaincante. S'il s'attarde presque exclusivement au cas français, son tableau des différentes théories sur les rapports entre la folie et le crime, ainsi que les débats qu'elles ont suscités, s'applique aisément à l'ensemble des pays industrialisés. Nous pouvons cependant déplorer que l'auteur ait passé sous silence certains théoriciens importants, comme Adler dont la psychologie individuelle a été utilisée avec beaucoup de succès dans le traitement des délinquants juvéniles. Nous regrettons également que l'auteur ait omis de présenter à la fin de son livre une bibliographie des ouvrages qu'il a consultés. Malgré cela, l'ouvrage de Renneville représente, " hors de tout doute raisonnable ", une oeuvre indispensable pour quiconque s'intéresse aux relations psychiatrie-justice. Écrit dans un style universitaire, il s'adresse aux différents spécialistes, tout en demeurant facilement accessible au grand public.

GUY GRENIER
Division de recherche psychosociale
Hôpital Douglas
Montréal, Québec





 
29 avril

A LIRE

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L'au-delà dans le miroir
Contacts ou communications avec les défunts

Dr Henri Amoroso, Editions Délerins, 1998.

L'au-delà dans le miroir n'est pas une enquête sensée parvenir à une explication des phénomènes parapsychologiques. L'axe principal de cet ouvrage reste la considération, la mise en lumière de l'importance que peut jouer l'intelligence émotionnelle dans les phénomènes d'apparition.

L'au-delà dans le miroir essaie de faire état non pas de l'existence d'une vie après la mort mais plutôt de la faculté humaine à dépasser les limites métaphysiques qui nous régissent.
En écartant toutes les hallucinations pathologiques de son terrain d'études, Amoroso dresse la tableau d'un certain nombre de personnes connues ou inconnues du grand public.

Nous pouvons trouver en effet, quelque soit la personne, la culture et sa société, ce même tenant et ce même aboutissant : cette perpétuelle volonté de prendre contact avec un défunt proche ou inconnu, au sens plus large du terme, avec les "ancêtres". Cette volonté humaine propre au fonctionnement du genre a parcouru les millénaires s'en jamais s'essoufler. Elle prend de plus en plus de véracité, curieusement, grâce à la science malgré son travail de démentellement, de mis en place d'une notion de réel et de temps. Nous assistons de nos jours à une collération de l'occulte à des modes opératoires cliniques qui contribuent à la recherche authentique de nos origines. Nous avons la possibilité de rendre palpable ce qui était resté depuis tant de millénaires uniquement une affaire de foi. La croyance s'est étendue de façon significative sur ce pan de nos recherches.

Aussi, nous voyons depuis plus d'un siècle et demi, un certain nombre de scientifiques qui contribuent à ce travail de terrain. La nature de ces manifestations sont tellement aléatoires et tellement liée à la capacité de la personne mise en cause qu'il est quasiment impossible de les organiser pour certifier de leur authenticité. Aux vues des défrichages successifs que l'auteur mène, l'accent est mis sur la collération de la psychologie de l'individu et l'apparition qui lui est liée. Une fois que le bilan mental a pu être fait, une fois que l'on a attesté de l'intégrité psychique de la personne, l'évènement qu'il l'a frappé ne peut être rejeté sans une once de curiosité et d'attention. Les sceptiques peuvent toujours nous expliquer que dans toutes les expériences paranormales intervient souvent ce qui est communément nommé "l'expérience personnelle" venant se heurter à l'argument rationnel que l'on agite comme une fin en soi, le fait est que cette démarche de tirer à soi les éléments d'enquête pour étayer sa théorie n'est en rien une démarche scientifique. Il faut changer d'hatitude et revenir à une mise en table rase des manifestations. Il est étonnant de constater autant de mauvaise foi à ce sujet.

Nous ne pouvons pas nous servir de l'expérience personnelle comme d'une preuve, celle-ci étant en soi subjective, certes. Mais le problème n'a jamais été de tenir un propos voulant porter l'expérience personnelle comme suffisante. Il semblerait que ces scientifiques ayant réponse à tout se joue eux-mêmes de leur propres devoirs. Ramener un évènement à la seule expérience du sujet est un des moyens de faire la lumière sur ce qui s'est passé. On peut toujours contredire les analyses du neuro-psychiatre qui mène ses investigations, il ne reste pas moins que les états phénoménologiques de l'être humain ne se pliera jamais au bon vouloir d'une rhétorique quelconque.

C'est un domaine très complexe où s'imbriquent, au-delà les méthodes, le sensible et l'intuitif dans l'examen objectif de la nature d'un évènement, une tentative de mieux percer le mystère de certaines pathologies ou à l'inverse de certaines capacités psychiques de certains patients. Nous ne sommes qu'au début d'un tatonnement long et périlleux parce que cette discipline connaît un nombre insensé de dérives et d'abus, liés, non pas à une mé-connaissance mais plutôt à une véritable mal-veillance. Tous les moyens sont bons pour arriver à ses fins et ce précepte est porteur des plus grands non-sens de la nature humaine.

Cet ouvrage essaie de faire état de l'existence de forces psychiques inconnues qui seraient dans la grande majorité des phénomènes la cause de l'apparition, de la manifestation.

Pour expliquer succintement le principe de l'"étude", Amoroso s'est inspiré de Raymond Moody pour mettre en place le système de "psychomanteum", le face-à-face avec le miroir. Sur une sélection des patients permettant de retirer tout psychotique, le face-à-face avec le miroir permet non pas de rentrer en communication avec un défunt, ce dont le patient est persuadé, mais de pouvoir lâcher toute l'émotion contenue que des analyses et des ordonnances n'ont pu faire accoucher. C'est un moyen de faire prendre conscience au patient de la spiritualité qui l'habite et surtout de rendre compte de la puissance émotionnelle. Ces expériences sont cependant, comme toute expérience dans le domaine de la parapsychologie irréproduisible et incontrôlée.

Ce principe du miroir comme support d'une projection mentale n'est pas nouveau. Entré dans le cadre d'un traitement, par contre, c'est véritablement récent. Cela doit faire frissonner nos amis les sceptiques qui doivent présager des dangers de ce genre de pratiques. Mais ils ont tout à fait raison. Cependant, il ne faut pas tout mettre dans le même sac où bien pire encore en venir à penser que "de ce qu'un fait vous semble étrange, vous concluez qu'il n'est pas. On a vite fait de dire que c'est puéril. Ce qui est puéril, c'est de se figurer qu'en se bandant les yeux devant l'inconnu, on supprime l'inconnu", dixit Victor Hugo, dont nous connaîssons bien son intérêt pour la disciplisne médiumnique.
Nous croyons maîtriser les choses mais il n'y a pas plus contradictoire que d'exercer une discipline ayant pour vocation d'examiner les tranches de la "réalité" et de ne s'en tenir qu'au moule que nous avons dessiné et qui n'est en rien représentatif du monde.

Cet ouvrage n'apporte pas de pièces fondamentalement nouvelles à celui qui s'intéresse à ce domaine depuis longtemps, mais il est une pierre de plus à la volonté de mieux comprendre le cerveau et d'initier certaines personnes désireuses de découvrir la discipline. Nous pouvons coller toutes les étiquettes que nous voulons à ces recherches, il n'y en a pas une qui permettrait au final de nous rassurer en nous donnant des réponses. Bien au contraire. C'est la pleine conscience des choses qui permet d'avoir le sentiment de toucher à plus que la mingre contingence dans laquelle nous évoluons.

L'au-delà dans le miroir en vient à présenter quelque cas échappant à l'explication. Ces histoires de vie sont en quelque sorte ces énigmes qui jalonnent nos siècles auxquels nous avons apporté aussi toute une fantasmagorie édifiante. Un ouvrage qui essaie de rendre compte de l'infinité des facultés humaines, celles qui servaient nos ancêtres il y a des millénaires mais aussi celles qui ont résisté à la mise en forme du monde par une minorité de puissants.

19 avril

monstruositees humaines et animales

Médecin-chirurgien, Moreau de la Sarthe n’en est pas moins un homme de lettres fréquentant les salons et prenant une part active aux échanges philosophiques.
Il nous offre, dans cet ouvrage, une description des monstres qui passionnent les hommes de son époque.

Titre : Description des principales monstruosités dans l’homme et dans les animaux
Auteur : Louis-Jacques Moreau de la Sarthe
Edition : 1808, Paris, Fournier frères
Format : 39 cm


L’auteur : Louis-Jacques Moreau de la Sarthe



Louis-Jacques Moreau, dit Moreau de la Sarthe est né à Montfort-le-Rotrou, le 24 janvier 1771. Il fait ses études au Mans puis devient apprenti pour quelques mois chez un chirurgien. En 1791, Il monte à Paris pour étudier la médecine pendant deux ans, puis s’en va guerroyer comme chirurgien militaire. Hélas, il est atteint par le typhus et pour comble de malchance, un accident professionnel le laisse infirme de la main droite. Réformé, il est nommé sous-bibliothécaire à l’Ecole de Santé.

C’est au moment où les sociétés savantes sont dispersées par la tourmente révolutionnaire, et tâchent de se reconstituer, que Moreau participe activement à la création de la Société médicale d’émulation qui voit le jour en l’an IV (1795). Là, les survivants du vieux monde médical se mêlent aux représentants du monde nouveau. Il devient aussi membre de la Société de médecine en pluviôse en V, puis de la Société des observateurs de l’homme, de la Société libre des Arts du département de la Sarthe et de la Société d’émulation de Poitiers.

Homme de lettres, il s’illustre par ses travaux : La gangrène humide des hôpitaux, ses Fragments d’une topographie physique et médicale de Nantes, mais encore par d’innombrables extraits ou analyses d’ouvrages d’actualité. Ses publications ont la particularité d’être très variées. Il écrit notamment ses Réflexions philosophiques et médicales sur l’Emile de Rousseau. Malgré la vénération qu’il a pour le philosophe, il n’hésite pas critiquer ses opinions. Moreau propose aussi une classification qui apparaît dans l’Encyclopédie aux articles Nosographie et Phlegmasies.

Il participe aussi à la Commission de Vaccine en faveur de la vaccination des enfants contre la petite vérole. Il fréquente très certainement le Muséum d’histoire naturelle ou il devient un adepte de Cuvier.

Après plusieurs demande, il obtient le 21 frimaire an VIII (12 décembre 1799), le cours d’hygiène et d’histoire naturelle de l’homme au Lycée Républicain.

Moreau fréquente aussi les salons, notamment celui d’Auteuil où l’on échange des idées philosophiques. Il s’honore d’ailleurs d’être un médecin philosophe. Jamais plus qu’à cette époque, on ne disserte sur le rapport qu’il y a entre le physique et le moral de l’être humain. Moreau accumule, pendant des années, les mémoires, les analyses et les considérations sur la médecine morale. C’est ainsi qu’il aurait guéri un cas de monomanie par la coupe des cheveux.

Le zèle et les travaux de Moreau ont trouvé leur récompense : le 24 mars 1808 il devient bibliothécaire de la Faculté, même si l’érudition médicale ne bénéficie guère des faveurs officielles. Et quelques années plus tard, le 19 août 1815 – après les tumultes de l’empire et le retour à la royauté – il obtient la chaire – déchue – de bibliographie médicale, à laquelle est ajouté en 1819 la direction d'un cours de l'histoire de la médecine. Hélas, son bonheur sera de très courte durée : la Restauration a, à peu près, respecté la constitution de la faculté. Mais l’arrivée des Ultra met fin à cette politique de ménagements. L’école de médecine passe pour un foyer de libéralisme, et on l’épure puis la dissout tout à fait en 1822. Elle est remplacée par l’Académie de médecine, dont les titulaires sont nommés par le roi. Moreau obtient seulement un professorat honorifique, puis menacé par l’autorité en place – épuration oblige – il quitte définitivement son appartement de l’Ecole de médecine et va s’installer chez la célèbre actrice madame Talma dont il a toutes les faveurs.

Malgré tout, sa clientèle – restreinte – lui demeure fidèle. Elle se compose de grands dignitaires, hommes de l’opposition libérale, artistes, littérateurs, actrices de renom et de nombreuses femmes du monde (car Moreau sait plaire aux femmes). Il écrira d’ailleurs une Histoire naturelle de la femme, monument de littérature médico-galante.

Vers 1820, il prend part à l’achèvement de l’encyclopédie méthodique pour la partie médecine. Le projet à plus de trente ans, et c’est une période ou la science – comme la société – se renouvelle. La tache est donc ardue d’autant plus que le pouvoir royal s’oppose aux encyclopédistes.

Depuis longtemps, la santé de Moreau déclinait. Atteint d’une tuberculose pulmonaire (phtisie), il s’éteint à Paris chez madame Talma, le 13 juin 1826.


L’œuvre : Description des principales monstruosités dans l’homme et dans les animaux précédée


     d’un discours sur la physiologie et la classification des monstres

A l’origine, Description des principales monstruosités dans l’homme et dans les animaux précédée d’un discours sur la physiologie et la classification des monstres a été édité en 1775 par les artistes Nicolas-françois et Geneviève Regnault.

Moreau de la Sarthe, a fait rééditer le livre en 1808. Il vise un lectorat plus scientifique et ajoute une introduction de quinze pages aux illustrations ponctuées de nombreux exemples. C’est cette édition qui a été mise en dépôt à l’AREHN par le Muséum d’histoire naturelle de Rouen.

Il fait part de la classification des monstruosités de Chaussier :

1 : les monstruosités relatives à la grandeur (nains et géants)
2 : les monstruosités par augmentation des parties (corps doubles, ou à deux tête, 4 bras…)
3 : monstruosités par défaut (sans tête, sans bras)
4 : monstruosités relatives à la position (pied bot, changement dans la position naturelle des parties)
5 : monstruosités par la réunion contre nature de plusieurs parties
6 : monstruosités superficielles et relatives à la couleur
7 : monstruosités dans la texture et la consistance des parties

Moreau donne une explication aux monstruosités. Il rejette la thèse de "l’imagination des mères" qui consiste à dire que ce sont les sensations et les passions des mères qui entraînent des difformités. La pensée ne peut pas influer sur la physiologie embryonnaire. Il donne d’ailleurs l’exemple d’une femme qui durant sa grossesse s’était beaucoup intéressé à l’ange Gabriel, et qui accoucha d’un fils, en tout semblable à un petit ange et muni de deux ailes. On cria au miracle, mais en réalité, les deux ailes étaient des tumeurs écrouelleuses. L’enfant loin d’avoir été rapproché par les pensées de sa mère, avait été atteint d’une maladie qui le condamnait à une longue infirmité.

Pour Moreau se sont les maladies ou les différentes altérations que le fœtus a éprouvé pendant la grossesse qui sont les causes des monstruosités que l’on croit jusqu’ici expliquer par l’imagination de la mère.

Les autres causes admises par les physiologistes de son temps, sont tout ce qui peut perturber le développement du fœtus : l’espace, l’humidité et la température.



Planche III
"Ce poulain est né dans le Polezin de Ravigo, dans les états de Venise. Il a un seul œil au milieu de la face ; son front s’élève en une pyramide qui est accompagnée latéralement de deux protubérances ; le crâne a la forme d’un cône tronqué ; il n’a point de nez ; la lèvre supérieure est très courte, l’inférieure est allongée et laisse voir la seule mâchoire de l’animal ; toutes les autres parties sont bien conformées. Il a vécu environ quatre mois. "
Tiré du Cabinet de M. Cotelle de Grand-Maison, à Paris



Planche X
"Cet animal a deux têtes réunies par les crânes ; il a quatre yeux placés dans leurs orbites naturelles, et deux oreilles seulement ; les autres parties sont bien constituées. "
 Tiré du Cabinet de M. Pinson, chirurgien à Paris



Planche XV
"Cet enfant est né sans cerveau ni moelle allongée ; le sommet de la tête n’était couvert que par la pie-mère ; la dure-mère recouvrait toute la base du crâne ; plusieurs inégalités semblaient indiquer la masse du cerveau. Cette masse A. était d’un rouge foncé colorée par le sang épanché : tous les os qui forment le sommet de la tête manquaient, ou étaient difformes. Ce phénomène se rencontre assez souvent avec des circonstances différentes ; on a en présenté plusieurs à l’académie depuis le commencement du siècle. "
Tiré du Cabinet de M. Pinson, chirugien à Paris



Planche XIX
Ces deux enfants réunis sont venus à terme ; ils sont adhérents par les poitrines et par les têtes, comme on le voit dans le squelette n°20 ; les deux têtes réunies ne forment qu’un seul visage, deux oreilles, une seule langue dans la bouche, un œsophage, une trachée-artère ; ces deux parties se divisent en deux branches chacune, pour communiquer aux deux estomacs et aux deux poitrines ; la réunion des deux crânes offre au milieu du front une fente qui a quelque ressemblance avec la partie génitale d’une femme. Ils sont morts en naissant.
Tiré du Cabinet de M. Pinson, chirugien à Paris



Planche XX
A.      Réunion des deux têtes
B B. les deux sternum par lesquels se réunissent les deux poitrines ; toutes les autres parties sont doubles et bien conformées.



Planche XXII
"Cet animal a toute les parties du corps bien conformées ; sa tête seule est monstrueuse ; on pourrait même dire qu’il n’y en a pas ; on trouve seulement au dessus de la poitrine une ouverture dans laquelle la peau de son corps va se terminer en formant plusieurs rides ; cette ouverture est terminée à chaque côté par une oreille. Il n’a point vécu."
Tiré du Cabinet du Roi de France



Planche XXX
"Cet enfant est né en Espagne, au mois de janvier 1775. Ses parents le promenaient de ville en ville pour le faire voir : toute la difformité est dans sa tête ; il a deux bouches de chacune desquelles il tétait, deux nez bien conformés, trois yeux ; dont deux placés perpendiculairement au dessus des nez et des bouches ; le troisième œil occupe le milieu du front et contient deux prunelles ; le sommet de la tête se termine par une excroissance, et le bas de la face par trois mentons ; toutes les autres parties sont bien conformées : c’est une fille. Elle vivait en août 1775. "



Planche XXXI
"Ce petit être que tout Paris a pu voir en 1757 et 1758, était privé des bras, des avant-bras, des cuisses et des jambes ; ses mains sortaient des épaules, et ses pieds sortaient des hanches ; il était vêtu à la manière turque, et s’escrimait avec son petit cimeterre pour amuser les spectateurs. "



Planche XXXII
"Les deux animaux qui forment ce monstre sont réunis par les deux sternum qui se trouvent par cette réunion placés aux deux côtés du sujet. M. Daubenton en a fait une description très détaillée dans l’Histoire naturelle de M. de Buffon, tome VI, page 140."
Tiré du Cabinet du Jardin des plantes



Planche XXXVII
"Cet animal, assez bien conformé d’ailleurs, a, au défaut des côtes, la croupe entière d’un chat, laquelle est elle-même bien conformée, à l’exception de la queue, qui est très courte. "
Tiré du Cabinet du Jardin des plantes


 
"Cette vache, dont M. Daubenton a donné une description savante dans l’histoire naturelle de M. de Buffon, tome IV, page 534, a été vue à Paris en 1745. Elle était bien conformée dans toutes ses parties ; la monstruosité consistait en une jambe surabondante, attachée à la partie supérieure du dos, entre les omoplates ; elle avait une tumeur à la partie postérieure de cette jambe, à laquelle on avait donné, par un grossier artifice, la figure d’une tête d’homme. "
Tiré du Cabinet du Jardin des plantes


En complément : La tératologie ou la science des monstres



L’utilisation actuelle du mot "monstre" paraît se réduire aux créatures imaginaires ou aux êtres fantastiques. En réalité à la Renaissance et à l’âge classique, le mot était fréquemment utilisé et il s’appliquait aux êtres humains et aux animaux affectés par des déformations morphologiques importantes.

Aujourd’hui, la science qui étudie les anomalies et les monstruosités des êtres vivants se nomme térotologie.

Le terme de tératologie a été remis en vigueur au tournant du premier tiers du XIX siècle par Etienne Geoffroy Saint-Hilaire. Et c’est son fils, Isidore, qui établit la première classification de tératologie descriptive.

Une anomalie est une déviation du type qui ne remet pas en cause la vie de l’animal ; elle peut affecter le corps entier ou seulement une partie. L’animal reste reconnaissable. Une monstruosité en revanche menace la survie de l’individu.



Planche XXI : Homme monstrueux, tiré de "Description des principales monstruosités dans l’homme et dans les animaux" de Moreau de la Sarthe.
"Cet homme a paru à Naples en 1742, dans le temps que Monsieur le Marquis de l’Hôpital y était ambassadeur de France ; il était bien conformé ; sa seule difformité consistait en une croupe d’enfant mâle, bien conformée, qui lui sortait de la région épigastrique, et qui prenait son origine au dessous du sternum. Il y a plusieurs exemples de cette monstruosité, entre autres, un enfant né en 1764, à Ondervilliers en Suisse, à qui le chirurgien a extirpé les parties surabondantes par le moyen de la ligature."

L'origine de ces malformation sont dues à des anomalies de développement durant la grossesse (d’origine génétique, infectieuse, toxique, radio-active ou mécaniques). Souvent, les enfants meurent avant ou peu après la naissance, à cause de lésions associées : une sirène n'a par exemple pas de rein, le cerveau des cyclopes n'est pas développé, etc.
Les fentes faciales (becs de lièvre, gueules de loup et autres) sont en général bénignes et curables chirurgicalement.
Bien sûr il existe bien d'autres types de malformations majeures ou mineures.

Les anomalies et monstruosités ont très probablement inspiré de nombreux mythes et légendes dans toutes les civilisations du monde.



Planche I : Enfant monopède tiré de Description des principales monstruosités dans l’homme et dans les animaux de Moreau de la Sarthe.
Il est atteint de sirénomélie, c'est à dire que ses deux jambes sont entièrement soudées et prennent la forme d'une queue de poisson. Cette anomalie rappelle le mythe de la sirène et il est probable que les mythologies antiques se soient inspirées d'anomalies réelles pour créer des personnages rentrés depuis dans l'imaginaire collectif que les auteurs ont repris comme la petite sirène des contes d’Anderson (1836).

Petit historique


Dès l'Antiquité, le poète latin Ovide, rédige un traité sur les monstres. Cet ouvrage sert de référence pour les siècles suivants mais il n'aborde le sujet que d'une façon mythologique.

Au Moyen Âge, les malformations sont l'œuvre du diable ou de la sorcellerie. Les "monstres" désignent les anomalies humaines ou animales, mais gardent cette connotation mythologique.

Le terme de "monstre" évolue avec Ambroise Paré qui aborde l'analyse d'une manière plus scientifique dans son traité Des monstres et prodiges (1573) même si l’imaginaire demeure très présent.

Au début du XVIIe siècle, l'anatomie devient de plus en plus présente dans les études. La théologie cède sa place pour laisser apparaître des analyses plus détaillées et rationnelles. Là, médecins et chirurgiens vont commencer à faire émerger un discours spécifique sur les monstres et sur la recherche de leurs causes. Ce discours médical va être la rupture avec les théologiens qui avançaient des causes divines et surnaturelles. La tératologie avance alors à grand pas et écrase les mythes en apportant des preuves issues des dissections.

Le siècle des Lumières confirmera cette tendance avec l'apparition d'autres sciences et les progrès apportés par les pathologistes. Il faudra toutefois attendre le milieu du XXe siècle pour comprendre que le fœtus peut être perturbé par des substances provenant de l'extérieur. Jusqu'alors, l'utérus apparaissait comme une barrière infranchissable.


Sources



Auteur


1920
La médecine et les idéologues : L. J. Moreau de la Sarthe  Bulletin de la société française de médecine , 1920 (14)  .- pp. 24-70

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Michaux, Louis-Gabriel
Biographie universelle ancienne et moderne : histoire par ordre alphabétique de la vie publique et privée de tous les hommes, tome 29  .- pp. 262-263


10 avril

les sorcieres

Le procès des sorcières de Salem est un épisode fameux de l'histoire coloniale des États-Unis qui entraine la condamnation et l'exécution de personnes accusées de sorcellerie en 1692 dans le Massachusetts. Généralement analysé comme découlant d'une période de luttes intestines et de paranoïa puritaine, ce procès cause la mort de 25 personnes et l'emprisonnement d'un bien plus grand nombre.

Ces persécutions prennent place dans le contexte occidental du XVIIe siècle : historiens et chercheurs estiment aujourd'hui le nombre de victimes de l'inquisition et des procès en sorcellerie entre 50 000 et 100 000 en Europe entre 1560 et 1650. [réf. nécessaire]

La salle d'audience, illustration de 1876
La salle d'audience, illustration de 1876

Les faits [modifier]

En 1692, à Salem Village (aujourd'hui Danvers), quelques jeunes filles, notamment Abigail Williams, Ann Putnam et Betty Parris, accusent certains concitoyens de les avoir envoûtées et d'être des sorciers ou des magiciens, alliés de Satan.

La communauté, assiégée par les Amérindiens et dépourvue de gouvernement légitime, prête foi aux accusations et condamne les personnes mises en cause à avouer les faits de sorcellerie ou à être pendues. Les accusations s'étendent rapidement. En moins de deux mois, les communautés suivantes sont concernées : Andover, Amesbury, Salisbury, Haverhill, Topsfield, Ipswich, Rowley, Gloucester, Manchester, Malden, Charlestown, Billerica, Beverly, Reading, Woburn, Lynn, Marblehead, et Boston.

Début de l'affaire [modifier]

Arrestation d'une "présumée" sorcière, illustration de 1883
Arrestation d'une "présumée" sorcière, illustration de 1883
"Witch Hill" ou Le martyr de Salem ("The Salem Martyr" ; New York Historical Society), par Thomas Slatterwhite Noble

Durant l'hiver glacial de 1691/1692, Betty Parris et Abigail Williams, respectivement fille et nièce du révérend Samuel Parris, se mettent - dit-on - à agir d'une curieuse manière : elles parlent une langue inconnue, se cachent, traînent des pieds en marchant. Les médecins consultés ne parviennent pas à identifier le problème ; l'un d'eux conclut même à une possession satanique. Parris et les autres notables de la ville pressent Betty et Abigail, puis les autres jeunes filles atteintes de manière identique, Ann Putnam, Betty Hubbard, Mercy Lewis, Susannah Sheldon, Mercy Short, et Mary Warren, de nommer ceux qui les ont maudites. Les jeunes filles se décident alors à donner des noms.

Les trois premières femmes accusées sont Sarah Good, Sarah Osborne et Tituba. Sarah Good est une mendiante, fille déshéritée d'une aubergiste française qui s'était donnée la mort quand Sarah était adolescente, une femme louche : elle murmure quand on lui donne de la nourriture. Sarah Osborne est une vieille femme, alitée, qui a mérité la réprobation générale en captant l'héritage des enfants de son premier mari pour le remettre à son nouvel époux. Quant à Tituba, c'est l'esclave barbadienne (ou Ashantis) de Samuel Parris.

Les trois femmes sont officiellement accusées de sorcellerie le 1er mars 1692 et mises en prison. D'autres accusations suivent : Dorcas Good (la fillette de Sarah Good, âgée de 4 ans), Rebecca Nurse (une grand-mère malade et pieuse), Abigail Hobbs, Deliverance Hobbs, Martha Corey, ainsi qu'Elizabeth et John Proctor. Les prisons se remplissent progressivement et un nouveau problème surgit : sans forme légitime de gouvernement, les accusés ne peuvent être jugés. Ainsi, aucun procès n'a lieu avant la fin mai 1692, lorsque le gouverneur Phips arrive et institue une Court of Oyer and Terminer (to « hear and determine », entendre et décider). Sarah Osborn est déjà morte en prison sans avoir été jugée, Sarah Good a accouché d'une petite fille, plusieurs autres accusés sont malades. Environ 80 personnes attendent leur procès dans les geôles.

Pendant l'été, la cour est en session une fois par mois. Une seule accusée est relâchée, après que les jeunes accusatrices se rétractent à son sujet. Tous les procès se terminent par la condamnation à mort de l'accusé pour sorcellerie, aucun acquittement n'est prononcé. Seuls ceux qui plaident coupable et dénoncent d'autres suspects évitent l'exécution capitale. Elizabeth Proctor, et au moins une autre femme, bénéficient d'un sursis à exécution « parce qu'elles sont grosses » (« for the belly », enceintes) : quoique condamnées, elles ne seront pendues qu'après la naissance de leur enfant. Une série de quatre exécutions a lieu au cours de l'été, avec la pendaison de 19 personnes, au nombre desquelles : un ministre du culte respecté, un ancien policier qui a refusé d'arrêter davantage de prétendues sorcières, et trois personnes disposant d'une certaine fortune. 6 des 19 victimes sont des hommes ; la plupart des autres sont de vieilles femmes misérables.

Une seule des mises à mort ne s'accomplit pas par pendaison. Giles Corey, un fermier âgé de 80 ans, refuse de se défendre en justice. La loi prévoit dans ce cas l'application d'une forme de torture dénommée peine forte et dure, consistant à empiler une à une de larges pierres sur la poitrine du prévenu, jusqu'à l'écrasement ; après trois jours d'atroces douleurs, Corey meurt en persistant dans son refus de se défendre. On a pu croire de manière erronée que Corey refusait de se défendre devant la cour pour éviter la confiscation de ses biens par l'État : en fait, les confiscations n'étaient pas systématiques et intervenaient le plus souvent avant le procès et la condamnation. On pense maintenant que l'attitude de Corey s'explique par le caractère buté et procédurier du vieil homme, qui se savait condamné d'avance.

La terre souffre autant que les hommes. Les bêtes ne sont plus soignées, les récoltes sont laissées à l'abandon. Des accusés prennent la fuite vers New York ou au-delà pour échapper à l'arrestation. Les scieries sont vides, leurs propriétaires disparus ou perturbés, leurs employés badaudant devant les prisons, participant aux réunions communautaires, ou eux-mêmes arrêtés. Le commerce ralentit fortement.

Épilogue [modifier]

Les procès en sorcellerie s'achèvent finalement en octobre 1692, les accusés sont progressivement mis en liberté jusqu'au printemps suivant. Officiellement, le gouverneur royal du Massachusetts, Sir William Phips, met un terme à la procédure après l'appel formé par le clergé bostonien mené par Increase Mather. Celui-ci publie un « Cases of Conscience Concerning Evil Spirits » (Cas de conscience regardant les esprits maléfiques) le 3 octobre 1692, ouvrage qui contient notamment la phrase suivante : « Il apparaît préférable que dix sorcières suspectées puissent échapper, plutôt qu'une personne innocente soit condamnée » (It were better that Ten Suspected Witches should escape, than that the Innocent Person should be Condemned).

L'affaire a eu un impact si profond qu'elle a contribué à réduire l'influence de la foi puritaine sur le gouvernement de Nouvelle-Angleterre et a indirectement conduit aux principes fondateurs des États-Unis d'Amérique.

Causes de l'hystérie [modifier]

Plusieurs théories tentent d'expliquer pourquoi la communauté de Salem Village a explosé dans ce délire de sorcières et de perturbations démoniaques. La plus répandue consiste à affirmer que les puritains, qui gouvernèrent la colonie de la baie du Massachusetts pratiquement sans contrôle royal de 1630 à la promulgation de la Charte en 1692, traversèrent une période d'hallucinations massives et hystériques provoquées par la religion. La plupart des historiens modernes trouvent cette explication simpliste. D'autres théories s'appuient sur des analyses fondées sur des faits de maltraitance d'enfants, ou de divinations tournant mal, d'ergotisme (le mal des ardents du Moyen-Âge, provoqué par l'ergot de seigle, qui contient une substance que l'on retrouve dans le LSD), de complot de la famille Putnam pour détruire la famille rivale Porter, ou encore s'élaborent sur le thème de l'écrasement social des femmes.

La communauté puritaine vivait dans l'angoisse. Après avoir perdu sa charte lors de la seconde révolution anglaise, elle ignorait toujours, au printemps 1692, de quoi son futur serait fait. En butte aux attaques incessantes des Amérindiens, elle ne pouvait compter sur le soutien anglais. Sa milice se recrutait uniquement en son sein et sa population avait été décimée au cours du soulèvement général des Amérindiens de 1675-1676, la King Philip's War : en Nouvelle-Angleterre, un colon sur dix avait trouvé la mort dans les attaques amérindiennes. Quoique ces évènements fussent terminés, les raids et les coups de mains indiens se produisaient épisodiquement. La Nouvelle-Angleterre se transformait en une colonie marchande. Puritains et non-puritains s'enrichissaient, ce que les puritains considéraient comme un péché autant que comme une nécessité. Au fur et à mesure que la classe des marchands s'élevait dans l'échelle sociale, le clergé déclinait.

Parmi les théories modernes, celle de Mary Beth Norton dans In The Devil's Snare (Dans le piège du Diable) est peut-être l'une des plus convaincantes. Mary Norton considère que toutes les explications évoquées ci-dessus ont probablement joué un rôle important mais qu'il s'y ajoute la circonstance que Salem et le reste de la Nouvelle-Angleterre étaient harcelés par les attaques amérindiennes, ce qui a créé une atmosphère de peur qui contribua beaucoup au développement de l'hystérie. Mary Norton insiste sur le fait que la plupart des victimes d'accusations possédaient de forts liens personnels ou sociaux avec les attaques amérindiennes dans les quinze années qui précédèrent les événements. Les accusateurs faisaient fréquemment référence à un homme noir (a black man), soutenaient l'existence de sabbats entre les sorcières prétendues et les Amérindiens, et décrivaient des tortures provenant directement des récits de captivité entre les mains des Amérindiens. De plus, le clergé puritain assimilait souvent les Amérindiens aux démons, les associait aux sorciers et, au cours d'interminables sermons enflammés, fustigeait Satan et ses cohortes assiégeant les puritains, la sainte armée de Dieu. Le combat des Amérindiens devenait l'assaut des forces du mal essayant d'abattre la société puritaine, et il fallait s'attendre à des attaques du dedans aussi bien que du dehors. Vers 1691, les puritains étaient mûrs pour l'hystérie magique.

Salem Village constituait en lui-même un microcosme d'angoisse puritaine. La moitié du village était constituée de paysans qui approuvaient le révérend Samuel Parris dans ses efforts pour se séparer de la ville de Salem Town et instituer une cité à part entière ; l'autre moitié du village voulait rester dans le périmètre de Salem Town et de ses flux commerciaux et refusait de contribuer à l'entretien de Parris et de sa famille. Par ailleurs, de nombreux rescapés d'attaques amérindiennes dans le Maine et le New Hampshire étaient abrités chez des parents à Salem, apportant avec eux d'horribles récits. En 1691, Salem Village était un véritable baril de poudre et les jeunes filles possédées furent l'étincelle qui fit tout exploser.

 

8 avril

esoterisme

19CAOWIKH6CARRAAQGCAA0V4KRCA1SY21OCAMDFBIFCA424981CAMRCFEGCAK0I1JGCAGH3DLMCAYAVIUDCABRZAQLCA63G5VGCAANOWHKCAIG9GTICAM2FMJ6CAP9P1AZCAS1PC6NCA48QHXLCAIQHXO3CALLNW73a-la-decouverte-desbannierechristineer3imageL'ESOTERISME

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 Connaître

C'est soit monter au ciel et voir, soit plonger en soi-même pour retrouver le ciel et se souvenir...

Pythagore

 

 D'un certain point de vue, l'ésotérisme est une médaille à deux faces; un double enseignement:

Extérieur et public: EXO :

les religions matérielles, cérémonies et cultes, règles et lois pour frapper l'imagination des peuples.

Intérieur et secrète : ESO :

réservé aux seuls initiés.

Tous les enseignements religieux se relient: une seule et même doctrine est à leur base. Doctrine transmise d'âge en âge à une longue suite de sages et de penseurs.

Toutes les grandes religions ont deux faces:

Apparente/Cachée

Brahamisme, Inde - Hermétisme, Egypte - Polythéisme Grec - Judaïsme - Christianisme

Dans certains pays, seul l'aspect exotérique était mis par écrit, et accessible à tous ( non-initiés, profanes, peuples) tandis que la partie ésotérique était l'objet d'un enseignement strict et oral en faveur des disciples choisis dont on avait auparavant éprouvé la discrétion ( distinction principalement appliquée aux doctrines égyptiennes de l'Hermès Trimégiste, des grecs Aristote, Socrate, Platon, Pythagore, puis, plus tard les Gaulois, les Celtes, etc, etc,...

 Car l'ésotérisme n'est pas une lecture banale, mais un travail laborieux. C'est l'oeuvre de toute une vie. C'est l'étude de l'âme, à travers la connaissance de l'Homme, de l'Univers, et de soi-même. La recherche du principe divin qui nous anime.

C'est la découverte de la Vérité qui entraîne la vie toute entière du postulant. Son point de départ est l'insatisfaction de soi et de la vie ordinaire. L'ésotérisme est une longue étude qui commence par la structure de l'homme, puis de l'univers, puis de la Voie intérieure.

 En ésotérisme, l'homme vaut ce qu'il vaut ! Il est engagé selon les besoins et payé selon son rendement.

Il doit être utile.

Il avancera à la mesure de ses "talents": autrement dit de ses prédispositions innées et des efforts conscients qu'il fournit. Il fructifiera aussi son talent et sera récompensé par l'accumulation des forces nécessaires pour pouvoir faire face à ses ennemis extérieurs.

Voici ce que disait l'hiérophante à l'initié en lui parlant de la vision de l'Hermès:

La science dévoilée sera ta force !

La Loi ton glaive !

Le silence ton bouclier...

 

L'ésotérisme n'est pas un ensemble de théories que l'homme doit connaître par coeur sur le plan intellectuel, ni une philosophie qu'il adopte et qui ne dépassera pas le plan de l'information, mais une connaissance vivifiante, qui permet à l'humain de se connaître, de rectifier et d'évoluer intérieurement.

Car l'ésotérisme est un savoir supérieur venant de l'invisible, et dont la source n'a rien de "matériel" ( la philosophie est basée sur des spéculations de l'intelligence humaine.)

L'ésotérisme est un savoir incommensurable, englobant le savoir humain - qui est relatif, limité, ne sachant rien de l'autre. Accessible à l'homme spirituel, tandis que le savoir humain est accessible à l'homme animal.

L'ésotériste voit les choses, non telles qu'elles apparaissent au profane, mais telles qu'elles sont.

L'éxotérisme est précaire en raison de ses limites, son dogme et ses lois rigides, ses exclusions.

 

Les amateurs d'art divinatoire, de magie, de sorcellerie, de paganisme aveugle, ont prostitué le mot " Esotérisme" pour en tirer du rationnalisme qui est utilitarisme !

Ce qui fait que l'ésotérisme est devenu synonyme d'occulte, et s'applique à la Kabbale, la magie, la wicca, la sorcellerie, les sciences divinatoires etc, etc,... ON TROUVE A CE SENS ESOTERISME POUR OCCULTISME

 

L'ésotérisme rituel, occultisé, n'a rien à voir avec l'ésotérisme spirituel, de la conscience, c'est un enseignement de seconde zone. Cet ésotérisme là ne sauve aucun psychisme, il repose sur une magie rituelle et psychique qui consiste à BRISER LES LOIS DE LA NATURE avec un coupe-circuit, à l'aide des sympathies où des antipathies, une magie qui s'éxerce sur la terre et sous la terre.

Rien à voir avec la magie cosmo-spirituelle de l'ésotérisme, car la vérité réside avant tout en nous-mêmes, dans la vie spirituelle de l'âme: la clef de l'Univers.

Comment ?

A l'instar des sages de l'Orient et de la Grèce, l'initié a appris à méditer, à ramasser sa volonté en son centre, en développant ses facultés latentes, il peut atteindre ce foyer vivant qu'on nomme " plan mental " dont la Lumiere éclaire les hommes et les êtres.

Et si un plaisantin pense que ces initiés ne sont que de purs contemplatifs, des rêveurs impuissants égarés dans les brumes d'une quelconque drogue... ils font erreur.

Krishna, Bouddha, Zoroastre, Lao Tzi, Zuang Zi, Orphée, Osiris, Orphée, l'Hermès, Pythagore, Platon, Jesus, Mythra, tous étaient des initiés incarnés de leur plein gré.

"Qu'est-ce, en effet, que craindre la mort ? " disait Socrate, " sinon se prétendre en possession d'un savoir que l'on a point ? Cela revient à prétendre savoir ce que l'on ne sait point. Car personne ne sait ce qu'est la mort, ni même si elle ne se trouve pas être pour l'homme le plus grand des biens.... "

 

Malheureusement, le matérialisme galopant et le positivisme stupide sont en train de produire une génération sèche, sans âme, sans idéal, sans Lumiere et sans foi, ne croyant ni à l'âme ni à Dieu, sans énergie dans la volonté, doutant d'elle-même et de la liberté humaine.

Mais...  tout est voulu

18 mars

MOI JE .....OUI MAIS PAS TOUJOURS MOI MOI MOI

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MOI JE



Et moi, et moi, et moi ? Je suis un être conscient, et en particulier conscient de moi-même, c'est-à-dire que j'existe non seulement pour les autres, de l'extérieur, mais aussi pour moi, de l'intérieur. N'est-ce pas justement parce que j'ai ainsi conscience de moi que je peux me désigner moi-même, donc parler à la première personne, dire «je» (et passer ma vie à me prendre la tête à mon sujet) ? Mais qu'est-ce que cette sacro-sainte conscience censée me distinguer de l'animal ? Comment m'est-il possible d'avoir conscience de moi, de me voir en quelque sorte moi-même de l'intérieur ? Serais-je que, moi qui fais pourtant tant d'efforts pour être simple, je suis double ? Qui suis-je donc ?

«J'ai conscience de moi.» Dans cette histoire, il apparaît clairement que nous sommes deux : il y a «je», et il y a «moi». «Je» suis celui qui a conscience (de «moi»), et «moi» est celui dont «j»'ai conscience. «Je» est en quelque sorte l'œil qui voit («l'œil de la conscience»), et «moi» la réalité qui est vue. En termes plus rigoureux, «je» suis le sujet conscient, et «moi» l'objet dont ce sujet a conscience, ce qui lui est ob-jecté, c'est-à-dire étymologiquement ce qui est posé devant lui. Ainsi, que j'aie conscience de moi implique que je sois capable de me dédoubler, d'être à la fois sujet et objet, de me prendre moi-même pour objet. Étrange : je peux devenir deux tout en restant un ! Serait-ce que je suis autre chose qu'un tas de chair fraîche (bientôt avariée) ? Qu'il y a en moi quelque chose qui échappe aux propriétés de la matière, donc quelque chose d'immatériel ? Un esprit ? Un esprit, ce fantôme? Et pourtant... Si mon corps n'était pas en quelque sorte «hanté», pourrait-il se dédoubler ainsi tout en restant lui-même, se voir lui-même ? Ma conscience de moi serait donc bien un indice qu'il existe en moi quelque chose d'irréductible au seul cerveau, précisément ce qu'on appelle un esprit, dont la propriété essentielle serait qu'il est capable de se voir lui-même ainsi que ce qui se passe en lui -- même si, peut-être, sans doute, un certain inconscient s'amuse à y brouiller quelques pistes. En bref, avoir conscience de moi implique que «je» peux prendre un certain recul, une certaine distance, par rapport à «moi» tout en restant moi-même, c'est-à-dire que je sois un esprit doté d'une espèce d'œil intérieur qui lui permet de se voir lui-même, c'est-à-dire que je sois loin d'être simple mais au moins double...

Néanmoins, non seulement je dois être à même me dédoubler, mais je dois aussi pouvoir me dédoubler tout en sachant que «je» suis identique à «moi», que nous formons à nous deux une seule et même personne. Sinon, je ne dirais pas «je» comme une grande, mais régresserais au stade du petit enfant qui parle de lui à la troisième personne, parce que, l'innocent, il n'a justement pas encore conscience que le «moi» qu'il observe est le même individu que le «je», l'œil intérieur, qui observe. Contorsion intérieure ô combien tordue, il faut donc à la fois que «je» prenne une certaine distance par rapport à «moi», et que «je» sache que «moi» dont «j»'ai conscience est la même personne que «je» qui ai conscience ! Sinon, si ces deux positions carrément contradictoires ne sont pas simultanément adoptées, alors c'en est fini de la conscience de moi -- et donc de moi :

  1. soit je ne me dédouble pas, c'est-à-dire que «je» n'ai aucun recul par rapport à «moi», nous sommes en quelque sorte voluptueusement englués l'un dans l'autre, et alors je ne vois rien de moi (vous y arrivez, vous, à voir ce que vous avez en plein dans l'œil ?) : je suis devenue si simple et spontanée que je m'échappe totalement -- et que ça peut mal tourner !
  2. soit je ne réalise pas que «je» qui ai conscience est la même personne que celle dont il a conscience («moi»), et alors je ne suis plus simple du tout, carrément double, et, grave, en arrive à me vivre à la troisième personne, comme une autre, comme si tout ce qui arrivait à «moi» ne concernait en aucun cas «je» peinardement installé en son for intérieur...

Dans les deux cas, je n'ai pas conscience de moi. Alors, bizarre, il n'y a plus au sens propre ni «je» ni «moi» ! Ne vous en déplaise, «je» est en effet celui qui voit «moi», et «moi» celui qui est vu par «je» : si «je» ne vois pas «moi», les deux disparaissent simultanément. Quand je n'ai pas conscience de moi, je ne suis plus : certes, j'existe encore, mais plus en tant que sujet capable de dire «je», simplement en tant qu'objet qui peut être désigné de l'extérieur à la troisième personne. Imaginez (mais pas trop quand même, vous allez voir pourquoi) que je perde conscience : évanouie, «je» ne suis plus là ! Car je n'existe plus pour moi, je ne suis donc plus qu'une «elle» qui n'existe que pour les autres, pour vous, de l'extérieur. Je ne peux même plus être un «tu» pour vous, puisque «je» ne suis plus là, que vous ne pouvez plus vous adresser à moi ! «Je» suis vraiment partie, il n'y a plus qu'«elle» qui n'est pas moi ! Alors, dorénavant, arrêtez je vous en supplie de massacrer diversement le fameux «je pense donc je suis» de notre Descartes national : c'est juste ça qu'il voulait dire, que si je ne pense pas, je n'ai pas conscience de moi, donc je ne suis pas (ya plus qu'«elle» !). Mais, rassurez-vous, il n'est pas nécessaire que vous alliez jusqu'à me faire perdre conscience pour me faire perdre conscience de moi, car ça m'arrive en fait assez couramment (Dieu merci !) : il me suffit d'être concentrée sur autre chose que moi (si si, j'y arrive assez bien !) pour m'oublier moi-même. Alors j'ai bien conscience de quelque chose (de vous par exemple), mais sans avoir le moindre recul par rapport à moi, c'est-à-dire que «je» et «moi» coïncident au point que mon être est totalement engagé dans ce que «je-moi» est en train de faire, mais la conséquence est qu'ils n'existent plus au sens propre ni l'un ni l'autre : je suis «absorbé» (et moi aussi), donc je ne suis plus vraiment là (et moi non plus)... A vous de me faire revenir à moi !

 

12 mars

voyage dans l au dela

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e est un vaste océan

Moi et toi, on est passagers dans le navire du temps

Arrêtez-vous le temps d'un battement de cœur  sur mon îlot

Et que votre escale soit agréable

10 mars

les esprits " suite"

Prière contre la possession et autres tourments des mauvais esprits

Conseils de prière

A chaque fois que vous voyez le signe [†] : il faut faire le signe de croix devant vous.

Cette prière préserve du malin esprit, de l’eau, du feu, de la foudre, de la mort subite et de tout danger de tomber en injuste captivité. En cas d’attaque grave, agissez ainsi : dites-là 7 jours de suite ; puis laissez passer 6 jours sans la dire ; Puis dites-là 5 jours de suite ; Puis laissez passer 4 jours sans la dire ; Puis dites-là 3 jours de suite ; puis laissez passer 2 jours sans la dire et, le lendemain, dites-là enfin une dernière fois. Ce travail s’effectue donc sur 28 jours. Durant ce laps de temps, n’effectuez aucun autre rite de protection contre les mauvais génies, esprits malsains ou entités démoniaques. Si vous désirez recommencer la séance, laissez passer au moins 56 jours.

Pour se délivrer d’un mauvais esprit qui nuit sur l’instant, il faut dire cette prière trois fois de suite, avec trois bougies rouge-orangé allumées (Bougies de Cire d'Ariel).

On la dit en neuvaine contre les maléfices de mariage.
Le premier jour : Les Litanies de la Divine Providence, cette prière contre la possession, le « Je vous salue, Marie », puis le « Notre Père… ».
Du deuxième au huitième jour : cette prière contre la possession, le « Je vous salue, Marie », puis le « Notre Père… ».
Le neuvième jour : cette prière contre la possession, le « Je vous salue, Marie », le « Notre Père… », puis les Litanies de la Divine Providence.

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Si vous utilisez cette prière dans le cadre de la Liturgie de votre Ange gardien,
ne suivez pas les Conseils de prière ci-dessus.

Verbe, qui avez été fait chair, qui avez été attaché à la croix, qui êtes assis à la droite de Dieu le Père, je vous conjure par votre saint Nom, à la prononciation duquel tout genou fléchit au ciel, sur la terre et dans les enfers, exaucez les prières de ceux qui mettent leur croyance et confiance en vous, daignez préserver cette créature, N... (Nommez la personne), par votre saint Nom, par les mérites de la Sainte Vierge votre Mère, par les prières de tous les Saints, de toute attaque et maléfice de la part des démons et des malins esprits, vous qui vivez avec Dieu le Père, en l’unité du Saint-Esprit. Ainsi soit-il !

[†] Voici la Croix de Notre-Seigneur Jésus Christ, d’où dépend notre salut, notre vie, notre résurrection spirituelle, la confusion de tous les démons et malins esprits.

Fuyez donc, disparaissez d’ici, démons, ennemis jurés des hommes, car je vous conjure, vous, démons infernaux, esprits malins, qui que vous soyez, présents ou absents, sous quelque prétexte que vous soyez appelés, invités, conjurés ou envoyés de votre bon gré ; ou forcés par menaces ou par l’artifice d’hommes méchants ou de femmes méchantes, pour y demeurer ou habiter, je vous conjure donc derechef, quelque opiniâtres que vous soyez, de quitter cette créature, N.... (nommez la personne) [†] par le Grand Dieu Vivant, [†] par le Dieu Vrai, [†] par le Dieu Saint, [†] par Dieu le Père, [†] par Dieu le Fils, [†] par Dieu le Saint-Esprit, principalement [†] par Celui qui a été immolé en Isaac, [†] qui a été vendu dans Joseph, [†] qui étant homme a été crucifié, [†] qui a été immolé comme un agneau, [†] par le sang duquel Saint Michel, combattant contre vous, vous a vaincus, vous a fait fuir.

Je vous défends, de sa part et par son autorité, sous quelque prétexte que ce soit, de ne faire aucun mal à cette créature, N... (Nommez la personne) soit dans son corps, soit hors d’elle, ni par vision, ni frayeur, ni crainte, tant la nuit que le jour, soit qu’elle dorme, soit qu’elle veille, mange ou prie, soit qu’elle agisse naturellement ou spirituellement. Si vous êtes rebelles à ma volonté, je lance sur vous toutes malédictions et excommunications et vous condamne, de la part de la Très Sainte Trinité, à aller dans l’étang de feu et de soufre, où vous serez conduits par le bienheureux Saint Michel.

Si l’on vous a invoqués, en vous faisant quelque fort et exprès commandement, soit en vous rendant un culte d’adoration et de parfums, soit que l’on ait jeté quelque sort par paroles ou par magie sur les herbes, les pierres, ou dans l’air, soit que cela se soit fait naturellement ou mystérieusement, soit que ces choses soient temporelles ou spirituelles, ou enfin qu’on se soit servi de choses sacrées, qu’on ait employé les noms du Grand Dieu ou des Anges, qu’on se soit servi de caractères secrets, qu’on ait examiné les minutes, heures, jours, mois et années, quand on aurait fait avec vous quelque pacte tacite ou manifeste, même avec serment solennel; Je casse, détruis et annule toutes ces choses, [†] par la puissance et vertu de Dieu le Père, [†] par la sagesse du Fils, Rédempteur de tous les hommes, [†] par la bonté du Saint-Esprit : en un mot, [†] par Celui qui a accompli la loi en son entier, [†] qui est, [†] qui était, [†] et qui sera toujours [†] Omnipotens, [†] Agios, [†] Ischyros, [†] Athanatos, [†] Soter, [†] Tetragrammaton, [†] Jéhovah, [†] Alpha et Oméga ; en un mot, que toute la puissance infernale soit mise en fuite et détruite en faisant sur cette créature, N… (nommez la personne) le signe de la [†] Croix, sur laquelle Jésus-Christ est mort, et par l’intercession de la bienheureuse Vierge Marie, des Saints Anges, Archanges, Patriarches, Prophètes, Apôtres, Martyrs, Vierges et Confesseurs, et généralement de tous les Saints qui jouissent de la présence de Dieu, aussi bien que des saintes âmes qui vivent dans l’Église de Dieu.

Rendez vos hommages au Dieu Très Haut et Très Puissant et qu’ils pénètrent jusqu’à son trône, comme la fumée de ce poisson des abîmes qui fut brûlé par l’ordre de l’Archange Raphaël ; disparaissez, comme l’esprit immonde disparut devant la chaste Sara. Que toutes ces bénédictions vous chassent et ne vous permettent nullement d’approcher cette créature, N... (Nommez la personne) qui a l’honneur de porter sur son front le signe de la [†] Sainte Croix ; parce que le commandement que je vous fais maintenant n’est pas le mien, mais de Celui qui a été envoyé du sein du Père Eternel, afin d’anéantir et de détruire vos maléfices, ce qu’il a fait en souffrant la mort sur l’arbre de la croix. Il nous a donné ce pouvoir de vous commander ainsi pour sa gloire, pour l’utilité des fidèles.

Ainsi nous vous défendons, selon le pouvoir que nous avons reçu de Notre-Seigneur Jésus Christ et en son Nom, d’approcher de cette créature, N... (Nommez la personne) ; fuyez donc et disparaissez à la vue de la Croix.

[†] Voici la Croix du Seigneur : fuyez, puissants ennemis.

[†] Le lion de la tribu de Juda a vaincu : Race de David Alléluia ! Ainsi soit-il ! Ainsi soit-il ! Fiat Fiat !

[†] Jésus de Nazareth, Roi des Juifs, préservez-nous de tout mal. Ainsi soit-il ! [†] Le Christ est vainqueur. [†] Le Christ règne. [†] Le Christ commande.

Mon Dieu, purifiez mon cœur et effacez tous mes péchés.

Jésus, Marie, Joseph, secourez-moi et délivrez-moi, s’il vous plait.

[†] Au nom du Père, [†] et du Fils, [†] et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il !

4 mars

LES CLES "de la vie et de la mort"

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    Sache que le passage pour aller à la vie passe par la mort.

    Oui, tu dois passer par la mort, mais pas la mort que tu connais. Il s’agit d’une mort qui est une vie, un feu et une LUMIÈRE.

    Tu veux connaître le mystérieux secret ? Alors regarde au fond de ton coeur, c’est là que le secret est dissimulé. Le secret est caché en toi ; là est la source de la vie et la source de la mort. Écoute moi bien, ô homme, je vais te révéler le secret des anciens.

Livre d’Hermès Trismégiste, Tablettes d’Emeraude de Thoth : 13.3

    Dans les profondeurs de la terre se trouve la fleur, la source de l’esprit qui est lié à toute chose. Au coeur de la terre il y a une vie qui bat au même titre qu’une vie se cache dans ta forme humaine.La fleur de vie de la terre est comme la tienne, elle rayonne partout dans cette sphère, comme le sang rayonne partout dans ton corps. Elle apporte la vie à la terre et à tous ses enfants et renouvelle l’esprit d’une forme à l’autre.

    Voilà d’où provient l’esprit qui anime ton corps et qui le moule et le façonne dans sa forme humaine.

    Sache ici, ô homme, que ta forme est double et qu’un équilibre de cette polarité est présent dans tout ton corps.

    Sache que lorsque la MORT s’approche rapidement, c’est parce que cet équilibre est ébranlé. Un des deux pôles est en excès par rapport à l’autre.

Livre d’Hermès Trismégiste, Tablettes d’Emeraude de Thoth : 13.4

    Un corps en parfait équilibre ne peut jamais être touché par le doigt de la mort.

    Même un accident n’arrive que si cet équilibre est perdu.

    Lorsque tu es en équilibre tu peux vivre sans goûter à la mort.

    Sache que tu existes du fait qu’un équilibre existe entre deux pôles. Si l’un des pôles diminue au profit de l’autre la vie s’épuise rapidement. La Mort froide s’approche et va introduire un changement dans cette vie déséquilibrée.

    Sache que le secret de la vie dans l’AMENTI est le secret qui consiste à restaurer cet équilibre entre les deux pôles.

Livre d’Hermès Trismégiste, Tablettes d’Emeraude de Thoth : 13.5

    Tout ce qui existe a une forme et vie à cause de l’esprit de vie qui se trouve dans ses pôles.

    Ne vois-tu pas que l’équilibre de toute chose qui existe se trouve dans le coeur de la Terre ?La source de ton Esprit est tirée du coeur de la terre parce que à travers ta forme tu es un avec la Terre.Lorsque tu as appris à maintenir l’équilibre en toi tu peux t’appuyer sur l’équilibre de la Terre.

    Ton existence est liée à l’existence de la terre et tu changeras de forme lorsque la terre changeras de forme. Sans goûter à la mort tu es un avec cette planète et tu maintiens ta forme jusqu’au moment où tout finira.

    Écoute ce secret, ô homme, pour que toi aussi tu ne subisses pas le changement.

Livre d’Hermès Trismégiste, Tablettes d’Emeraude de Thoth : 13.6

    À chaque jour, durant une heure, tu t’allongeras avec la tête pointant vers le pôle positif (nord). Durant cette période tu focaliseras ta conscience entre la poitrine et la tête.

    À chaque jour, durant une autre heure, tu t’allongeras avec la tête dans la direction du pôle négatif (sud). Durant cette période tu focaliseras ta conscience entre la poitrine et les pieds.

    Maintiens cet équilibre une fois par sept et il gardera toute ta force et ta splendeur. Même lorsque tu seras très âgé ton corps se régénérera et ta force sera celle des jeunes.

    Voilà le secret connu des maîtres qui se gardent loin des doigts de la mort.

Livre d’Hermès Trismégiste, Tablettes d’Emeraude de Thoth : 13.7

    Ne t’écartes pas du chemin que je t’indique car lorsque tu auras passé le cap du centenaire, cette négligence te coûtera la vie. Écoute mes paroles et suis ma voix. Elle te permettra de conserver l’équilibre et de vivre ta vie.

    Et maintenant écoute la sagesse que je te donne à propos de la Mort.

    Lorsque tu auras terminé ton oeuvre, viendra le moment où tu voudras passer de cette vie pour aller vers la dimension où vivent les Soleil du matin et les enfants de la lumière ; trépasser sans douleur et sans regret vers le monde où se trouve la lumière éternelle.

    Tout d’abord allonge toi avec la tête qui pointe vers l’est. Replie tes bras sur la Source de ta vie (plexux solaire) comme tu peux le voir sur les images de l’Egypte ancienne. Focalise ta conscience sur le côté gauche (sud) et imagine qu’elle provoque un tourbillon qui rejoint ton coté droit (nord) ; ce qui sépare le haut et le bas de ton corps.

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    Ensuite projette toi le long de ce tourbillon vers le nord et ensuite vers le sud. Détend toi et maintiens ta conscience le long de cet axe.

    La corde d’argent ainsi formée se projettera vers le Soleil du matin où elle fusionnera avec la Lumière et sera Une avec la source.

    Tu te maintiendras dans la flamme éternelle, jusqu’à ce que, à nouveau, revienne le désir de revenir dans un lieu et dans une forme donnée.

    Sache, Ô homme, que c’est ainsi que les grandes Âmes passent et se transforment à volonté d’une vie à l’autre. C’est ainsi que les Avatar passent, arrivant à désirer leur Mort de la même façon qu’ils désirent leur vie.

    Mais il y a une clé qui permet de placer la conscience afin que la mémoire puisse être transporté d’une incarnation à l’autre.

Livre d’Hermès Trismégiste, Tablettes d’Emeraude de Thoth : 13.9

    Abreuve toi de ma sagesse, ô homme. Apprend ici le secret qui te rendra MAÎTRE DU TEMPS. Apprend comment ceux que tu appelles les Maîtres sont capables de se souvenir de leurs vies passées. C’est un grand secret et pourtant il est facile à maîtriser ; celui qui te donne la maîtrise du temps.

    Lorsque le moment de la mort approche rapidement, ne craints pas et sache que tu es le maître de la Mort. Détends ton corps et ne résiste pas.

    Focalise la flamme de ton Âme sur ton coeur et emporte-la vers le siège du triangle formé par tes bras. Retiens-la un moment et ensuite déplace toi vers le but. Ce but est situé entre tes deux sourcils, à l’endroit où la mémoire de la vie doit régner. Maintiens fermement ta conscience dans le siège du cerveau jusqu’au moment où les doigts de la mort viendront prendre ton âme.De cette façon, lorsque tu passeras à travers l’état de transition, les souvenirs du passé viendront avec toi. C’est à ce moment que le passé deviendra UN avec le présent et que la mémoire sera préservée. De cette façon tu seras libéré des régressions et les acquis du passé vivront dans le moment présent.

    Homme, tu viens d’entendre la voix de ma sagesse. Suis ma voie et puisses tu vivres à travers les âges comme moi je le fais.

20 février

le mal et le bien

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Le Bien et le Mal

RireAgressif

 

Dans la notion du bien et du mal, plusieurs conceptions s'affrontent. D'aucuns en font des valeurs absolues et opposées, d'autres pensent qu'elles ne correspondent en soi à aucune véritable réalité. Il existe également des règles sociales qui définissent plus ou moins précisément ce que sont le Bien et le Mal. Ces règles peuvent par ailleurs être des obstacles dans l'évolution sous forme de contraintes. Ce qui ne veut pas dire qu'il faut les rejeter, car la société et ses lois ont aussi un sens dans l'évolution globale.

La notion de Bien et de Mal d'origine religieuse est à rapprocher du constat précédent. Elle est changeante au cours des siècles, elle se rapproche le plus souvent de la superstition. Dogmatique par essence, elle a des difficultés à s'adapter à l'évolution des individus. De plus, ces règles religieuses, basées sur des postulats non discutés, n'ont le plus souvent aucun fondement spirituel.

En réalité, la pensée aristotélicienne fait penser que le bien et le mal existent parce que la dualité existe. Cette perception dualiste et relative des choses est propre à l'être humain occidental. Bien et mal ne peuvent exister de manière absolue. Ils existent souvent en fonction du sens que nous donnons aux événements perçus en fonction de nos propres conditionnements.

Le Bien et le Mal peuvent être considérés sous leur aspect énergétique, à savoir énergie positive et énergie négative, plutôt que bon et mauvais. Il peut en théorie exister des problèmes pour l'homme liés à l'excès d'énergie positive ou négative. Les problèmes arrivent par un déséquilibre qu'on pourrait alors qualifier de Mal.

Par ailleurs, les notions de Bien et de Mal peuvent également être relatives aux états d'évolution ou d'involution des individus. Ainsi, le matérialisme, qui peut être considéré comme mauvais pour certains, peut correspondre à la tendance naturelle des êtres en involution dont le besoin est la maîtrise du monde physique. A l'inverse, des êtres utiliseront le domaine matériel comme tremplin. Pour d'autres, leur nature les poussera vers tout ce qui élève, sans pour autant que cette tendance soit inoffensive.

Une autre notion à envisager est celle de Karma, l'enchaînement des causes, dans son aspect de Loi d'équilibre et non comme une punition. Le travail qui conduit chacun selon sa propre Nature et sur son propre chemin est exempt de karma. L'aide apportée aux autres est réellement bonne si elle contribue à leur progression sur leur propre chemin spirituel. Mais dans ce cas, vouloir discerner ce qu'est cette voie pour autrui, est impossible pour celui qui n'a pas déjà accompli ce travail pour lui. L'erreur consiste souvent à penser que nous sommes seuls à détenir la Vérité, ce sentiment étant à l'origine de bien des déséquilibres, et donc de Mal.

Enfin, cette notion ambivalente du Bien et du Mal est certainement l'une des plus difficile à intégrer correctement dans une démarche initiatique. C'est toute la problématique de l'Arbre du Bien et du Mal, de l'Arbre de la science et de la conquête héroïque.


 

15 février

la lune

CULTE LUNAIRE

* * * * * * * * * * * * *

 

 

Le culte de la Lune serait très ancien et aurait même précédé les religions patriarcales et païennes.

"Au clair de la Lune, mon ami Pierrot, 

Prête-moi ta plume, pour écrire un mot'

Ma chandelle est morte, je n'ai plus de feu,

Ouvre-moi ta porte, pour l'amour de Dieu!".      

Cette chanson populaire bien connue en France, serait apparentée aux anciennes cérémonies païennes, tenues lors de la pleine lune, durant lesquelles les prêtres cherchaient à obtenir un oracle du ciel

 

Plus grande des divinités après le dieu-soleil, la lune est en général personnifiée par une déesse : chez les grecs, Séléné et Artémis (souvent représentée avec un croissant de lune dans les cheveux ou dans la main), et Diane chez les romains. Les orientaux l’honoraient sous le titre d’Uranie. L’Isis des Égyptiens, l’Astarté des Phéniciens, la Mylitta des Perses, l’Alilat des Arabes, avaient une nature lunaire.

 

Une des 3 grandes fêtes chinoises, qui a lieu à la pleine lune de l’équinoxe d’Automne, est la fête de la Lune (au cours de laquelle on mange des gâteaux en forme de croissant) dont la déesse est Heng-ugo. Elle a lieu le 15e jour du 8e mois, à la pleine lune de l’équinoxe d’Automne. Le sacrifice consiste en fruits, gâteaux sucrés qu’on fabrique et vend à cette occasion, et en une branche de fleurs d’amarante rouge. Les hommes ne participent pas à la cérémonie. C’est manifestement une fête des moissons : la lune est ici encore le symbole de la fécondité. La lune est d’eau, elle est l’essence du yin.

L’adoration de la lune en Chine se retrouve dans de nombreux domaines : les ponts en dos d’âne forment par leur reflet dans l’eau, le disque lunaire complet.

 

Les femmes de la cour cultivaient les sourcils en forme de croissant de lune et même les concubines impériales étaient choisies de préférence pour leur visage « lunaire » (plat et circulaire). Les robes rituelles des empereurs avaient des manches très larges, de telle sorte qu’en levant les bras, las ouvertures formaient le cercle lunaire

Aux yeux des Péruviens, la Lune, considérée comme la sœur et la femme du soleil, était la mère de tous les Incas, d’où leur grande vénération pour l’astre. 

En Gaule, où Belisana était déesse de la Lune, le culte de cet astre était encore pratiqué au VIIe siècle (malgré l’évangélisation ). La Lune avait un sanctuaire desservi par des druidesses sur l’Île de Sein en Bretagne.

  

 

Les prêtresse de la vieille religion (culte païen de la Déesse Mère et du Dieu Cornu (qui est représenté par des Andouillers comme le cerf et non comme le Diable!)) vénèrent la Lune et s'en attribuent les signes distinctifs...

La lune est la Déesse mère, l'ancienne déesse des fauves de la préhistoire, elle était souvent représentée sous la forme d'une Vénus callipyge pour bien montrer son rôle fécondant. C'est la terre mère, origine et source de vie, la terre où l'on enterre les morts, la terre qui fait mûrir et germer les graines sources de vie des peuples agraires. 

 

     Voir les Déesses, Fées et Sorcières de la Lune

A travers les âges, la lune a été vénérée comme ayant plus de puissance que le soleil. Dans le langage Basque, le mots signifiant divinité et lune était le même. Les Iroquois la nommait L'Éternelle et le mot Grec pour pouvoir et lune était le même. Plus que tout, la lune à toujours gouverné la magie.

 

Jusqu 17e siècle, dans certaines régions de France, la Lune était l’objet d’un véritable culte même la part des chrétiens. Si, au 7e  siècle, S. Eloi, pour cette raison, pestait contre eux, mille ans plus tard encore, le missionnaire Michel le Nobletz se plaignait de ce qu’en Basse Bretagne on se mettait à genoux devant la Nouvelle Lune et on disait l’oraison dominicale en son honneur. 

Un peu partout dans les provinces françaises, on la priait, on l’invoquait ou on la craignait. On l’invoquait avant d’aller cueillir des simples. lors d’une éclipse, on l’encourageait de la voix « Vince Luna» hurlait-on. 

 

À la Nouvelle Lune, les jeunes gens faisaient des ablutions car cela était censé leur donner de la vigueur. Certains restaient ainsi immergés durant des heures, de l’eau jusqu’au cou, dans les fontaines consacrées aux saints. On pouvait aussi plonger le petit doigt dans l’eau d’une fontaine à la Pleine Lune, on acquerrait ainsi une force étonnante. Toutefois, il fallait se méfier de son influence sur l’eau des puits car on pensait que parfois elle y jetait du venin lors du coucher du soleil aussi recouvrait-on les puits de petits toits. Les jeunes filles étaient celles qui devaient le plus se méfier de la Lune.

 

L’un des plus grands risques que couraient les jeunes filles ou les jeunes femmes, c’était d’être fécondées par la Lune. Aussi devaient-elle faire très attention. Par exemple, quand elles sortaient le soir pour uriner, elles ne devaient jamais se tourner vers la Lune surtout lorsqu’elle est cornue (en croissant). Sinon, elles s’exposaient à être « loaret » ou « lunée » et à mettre au monde des fils lunatiques. Pire encore, si elles se découvraient trop, elles risquaient de concevoir des êtres monstrueux.

 

Les peuples du Nord et les Germains avaient également divinisé la lune   

Les Gréco romains appelaient la Lune « Bombo » : une divinité malfaisante qui envoyait aux hommes de mauvais songes ou des fantômes et qui était la patronne des sorcières (Hécate). (plus d'informations sur Hécate)

Selon Origène, elle était invoquée en ces termes : 

« Viens, ô triple Bombo, Déesse infernale, et terrestre et céleste ; déesse des chemins et des carrefours ! Ennemie noctambule de la lumière et qui cependant nous apporte la lumière, amie et compagne de la nuit ! … Errante parmi les ombres et les sépulcres, tu te plais aux longs abois des chiens et à la vapeur du sang répandu. Tu désires le sang et apporte aux mortels l’épouvante… Ô Gorgo ! Ô Mormo ! Lune multiforme , favorise d’un rayon propice un sacrifice offert en ton honneur ! »

La Lune a également une réputation néfaste dans les pays chrétiens, peut-être parce que dès les premiers siècles l’Église s’opposa au culte de la lune : ainsi la dualité Soleil-Lune fut-elle interprétée comme l’opposition Dieu-démon (ce qui n’empêcha pas les nombreux rites liés au culte lunaire).

Les peuples altaïques saluaient la nouvelle lune en lui demandant le bonheur et la chance. Les Estoniens, les Finnois, les Yakoutes célèbrent les mariages à la nouvelle lune. Pour eux aussi elle est fécondité.

   

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6 février

PLUSIEURS MOI

doublefanta1  PLUSIEURS MOI   Depuis toujours , j'ai constaté et obtenu :
- La perception de mon propre double, corps éthérique, corps astral et autres corps.
- Une aisance certaine à obtenir le dédoublement mental.
- La possibilité de me retrouver simultanément dans des dimensions différentes.
- La faculté de passer facilement du rêve éveillé au voyage astral proprement dit.
- La capacité de me projeter dans les plans cosmiques.
Ma rencontre avec mon guide spirituel fut quelque chose d'éblouissant. Cela m'a permis entre autres de trouver une compréhension des mathématiques, la technique, le raisonnement sur les raisonnements.

La sortie astrale.
Il existe une science et un savoir méconnue par la science moderne. Les sages et maîtres du passé connaissaient la forme de voyager au delà du temps et de l’espace, pour découvrir les secrets de l’univers.

Je flottais dans l'espace et je sortais de la terre comme un...

Bonjour, je suis initie de la sagesse Gnostique. Quand je commençais à aller aux conférences, je faisais beaucoup de questions et ils me répondaient, mais je considérais qu'il serait mieux vérifier et je le demandais à l'instructeur une pratique, il m'a donné la clef du Pharaon.

J'ai commencé à pratiquer tous les jours, sans faiblir. Mais je m'endormais et ainsi passent les jours, semaines. Approximativement aux 60 jours je me levais avec mon corps astral, le corps physique restait dans la couche, étonné je me dis à moi-même: "les gnostiques ont raison, corps physique et corps astrale" et je flottais dans l'espace. Mais je m'émotionnais et pour cela je retournais au corps physique.

Je me sentais plein de joies, il était comme des joies de l'âme. Au lendemain malgré je faisais le quatrième semestre dans l'Université et j'étais un des mieux élèves, je prenais la décision d'aboutir, puisque la sagesse de l'univers c'est immense et je pensais que je savais beaucoup, je me suis rendu compte que je ne savais rien. J'avais seulement doux mois d'aller aux conférences, un directeur international de la Gnose , me recommandé "préparé toi mieux et après prend la décision et ainsi je le fais.

Après je continuais en sortant en astral pour l'espace de la Colombie , je voyageais consciemment aux Etats Unis, je me rappelle que j'arrivais à une ville très Industrielle appelé Detroit, mais je me fascinais avec la ville, je m'oublie de moi-même et au penser, je perdais la sortie.

Dans une autre opportunité, je sortais en astral, je flottais dans l'espace et je sortais de la terre, je la voyais en tournant comme un astronaute la regarderait.

Nouvellement je sortais en astral, je flottais délicieusement dans l'espace, il y avait beaucoup de personnes et je leur dis que nous étions dans le plain astral, que nos corps physiques étaient dans les lits, mais ils semblaient somnambules, ils ne comprenaient pas.

Dans autre moment je me trouvais avec le Maître Samaël Aun Weor, qui me donnait une clef pour l'auto observation. Samaël est le maître qui divulgue à l'humanité les enseignants gnostiques.

J'espère que mes expériences aident à tous auxquelles qui connaissent ces clefs pour sortir en astral et ils se décident à pratiquer et vérifier.
German de la Colombie.

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De part les siècles, cet information à été maintenue oculte. Mais dans cette page nous vous révélons ce mystère. Nous vous révélons la clé pour pénétrer consciement dans la cinquième dimension de la nature, dans le monde du méconnu, dans le monde des grandes révélations, en bref dans la région astrale.

Pour voyager dans la cinquième dimension les initiés utilisent une clé; le dédoublement astral.

Le dédoublement astrale consiste à sortir à volonté de son corps physique au moment de dormir et de voyager dans la cinquième dimension supérieure, aussi connue comme la première région des cieux.

Avec le dédoublement astrale vous pouvez acquir la sagesse des prophétes, voyages dans des lieux insoupçonnés, voir le passé et le futur, connaitre des civilisation d’autres planètes, et ouvrir les portes de la connaissance universelle.


 

Le seul fait que tous les peuples aient donné un nom au corps de l'âme, semble bien démontrer qu'ils observaient des apparitions, et aussi bien celles des vivants que celles des morts. Le dédoublement n’est pas un jeu, mais un état !

     Garder la certitude d’être soi et voir sa propre réplique marcher, courir, c’est là une situation qui ne manque pas d’étonner les réalisateurs de cette aventure ! Pourtant, le dédoublement ne s’est jamais terminé d’une manière tragique pour ceux qui l’ont vécu.

    Les manières de s'évader ne manque pas ! La plus simple est de pratiquer le dédoublement au bord du sommeil. Non seulement il faut chasser toutes pensées, tout souci, créer une sorte de vide, au bout d'un certain temps, une image se forme et vous vous élancez, vous survoler votre corps et l'endroit où vous trouver avec la griserie de vous sentir léger, libérée de l'apesanteur. Le voyage astral peut être spontané, souvent les médiums sont confrontés à cette situation, ils sortent  de leur  corps contre leur volonté et rien ne peut arrêter leur ascension.

3 février

anges de lumieres

0CAJH5A35CAL7EQGNCAGX0QDQCAYVCU7LCA4ZM7Q5CARZPVP8CAWCGEWNCAS6E3TICAXYY6V3CACKWJ03CAV86V8ZCAJ1LJX0CAHTY6DGCASOBUYVCA9F020SCA2ZPACTCAU01S8ECAGJB3FXCA366XEMCAVAFC8F380014_d9c0ee5642_mmedium_ange_3y1p1awPcea4OPnZJXJtkmDVw3fNmtsN_trEJiY5DNa1TFJUzUo9kyTz0tNab5-KHd2iiT-ks4qh9lMAngee suis l’Aigle esprit qui survole ta vie emporté par le vent divin, et qui la nuit, fraie son passage à travers les collines endormies.

Cette nuit nous avons parcouru dans l’astral une lande si belle que tu voulais t’en souvenir à tout prix. Je t’ai expliqué que tous ces paysages sont en toi ; comme tous mes cadeaux sont en toi et t’appartiennent définitivement.

Lorsque tu te réveilleras du grand rêve de l’Illusion, de ce monde factice où tu vis pour l’instant, tu retrouveras tous tes acquis : non seulement, ton savoir spirituel mais aussi l’amour que tu portes en toi. Tout cela représente ta vraie lumière.

Tu comprendras un jour et tu réaliseras ce que la vie ici-bas ne peut expliquer : toutes ces choses qui se confondent à l’essence magnifique qui nous unit. Ce moment-là est un moment de grande joie et de délivrance.
Il faut aimer beaucoup cette pauvre terre. Mais, en même temps il faut tendre vers le ciel et vivre au diapason des cœurs à l’unisson.

Mon cadeau précieux est l’essence de mon être qui te guide ainsi que le soutien que j’accorde à ton âme car je sais qu’elle aspire à la blancheur et à la pureté des montagnes enneigées.

Avec amour,Ange

17 janvier

DEESSE

parole de la déesseSourire


Écoutez les paroles de la Déesse des Étoiles. Elle, dont les pieds accueillent la poussière des cieux et dont le corps encercle l’Univers. Je suis la splendeur de la verte Terre et la lune immaculée parmi les étoiles et le mystère des eaux. Je vous appelle ; élevez-vous jusqu’à moi, Je suis l’âme de la Nature qui donne vie à l’Univers. De moi toute chose émane et vers moi toute chose retourne. Chérie des Dieux et des Hommes, laissez-moi rejoindre votre coeur. Réjouissez-vous, tous les actes d’amour et de plaisir sont mes rituels. Que s’expriment ainsi en vous, la beauté et la passion, la force et la compassion, l’honneur et l’humilité, la gaieté et le respect. Et pour vous qui me cherchez, sachez qu’à moins de connaître le mystère, si vous ne cherchez pas en vous, alors vous ne trouverez rien en dehors. Car j’ai été avec vous depuis le commencement et je me tiens au bout du désir. »

mesdiscussions-16887279x1pNWjjkHJ3o_yNMU1ze-ZZdPn-coZoTPOGHWk9hXg6hqAXHxDthjEEWYCzugTZarTp7xCMn_aasr19tR0mYFbSxTcgdCkiYt5krOEYgSiENZxGNMmpxzAj9WtjhUyBPdVxk5JD2CZz3KQSourire

16 janvier

MON ANGE GARDIEN

16 au 20 mai
Haha iah    Rose rouge Haha iah gouverne les degrés 25 à 30 du signe zodiacal du Taureau symbolisé par la planète Vénus (l'amour, la beauté, la joie de vivre).
Influence : Haha iah dote d'un physique agréable, de manières aimables, d'une voix chaude et convaincante. Il incline à la sagesse et à la spiritualité.
Mission : Il préserve de l'abus de confiance et des escroqueries en tous genres. Il aide à interpréter les rêves et inspire les artistes. Il est l'ange des prodiges et des dons surnaturels.
Prière d'invocation : invoquer l'ange Haha iah en formulant son nom, puis son attribut "Dieu refuge", et prononcer enfin le verset de psaume suivant, choisi en fonction des qualités de cet ange :
"Pourquoi, Yavhé, te tiens-tu éloigné, te caches-tu en ces temps de détresse" (Ps,X,v.1).
Couleur : Visualiser l'argent, couleur associée par l'hermétisme chrétien au chœur des Chérubins.
Cierges : Allumer des bougies bleu-nuit dans la pièce ou se déroule la prière.
Parfums : afin d'éveiller en soi les aspects divins latents et de favoriser l'illumination spirituelle, brûler des aromates composés d'un tiers d'encens d'électre (un volume de myrrhe pour deux volumes d'oliban) et deux tiers de muscade.

                                                    LuneÉtoileSoleilConfiant un secret