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August 26 suite ""nympho c est quoi""Nympho : manie ou maladie ?
Le corollaire de la "libido insatiata" est que ces femmes sont en outre atteintes d'une frigidité qui empêche la résolution jouissive de l'activité sexuelle dans l'orgasme afin de trouver le repos du corps, des sens et de l'âme. Toujours selon Krafft-Ebing, les femmes atteintes de nymphomanie seraient "capables de toutes les formes de déchéance pour satisfaire leurs désirs, et notamment de la prostitution". Comme on le voit, à cette époque, la nymphomanie était censée provoquer les mêmes effets que la masturbation… Un nouveau concept : les addictions sexuellesCe type de comportement répétitif et excessif est actuellement considéré par les psychiatres comme une forme d'addiction sexuelle. "Il s'agit d'une pathologie de l'agir avec les symptômes de tension avant les crises, de soulagement pendant la crise, et de manque après la crise, besoin de répétition, créant ainsi une dépendance par la répétition de l'acte. Très souvent cette répétition amène un isolement social accentuant une très faible image de soi à long terme" (Poudat). Il y a addiction quand il y a souffrance du sujet. Souvent quand la dépendance au comportement recherché n'est plus compatible avec la vie sociale. Nymphomanie et donjuanismeLa multiplication des partenaires sexuels est considérée différemment selon qu'elle est pratiquée par les hommes ou les femmes : deux poids, deux mesures. Le standard de la double morale sexuelle s'applique d'autant plus en ce qui concerne la "nymphomanie". Dès qu'une femme commence à changer de partenaire trop souvent ou s'engage dans des relations de très courte durée, elle se voit taxée de "nymphomane". En dehors de quelques sociétés intégristes, la multiplication des conquêtes féminines par un homme est toujours considérée comme une preuve de virilité et est même parfois encouragée à certaines périodes de la vie (avant le mariage). Une question de norme socialeLa nymphomanie est donc un état de rupture avec la norme sociale qui ne concernerait en premier lieu que les femmes. Le fait de rêver ou de fantasmer de telles expériences est le premier degré du symptôme. Les mentalités semblent évoluer et la publication du livre de Catherine Millet en est la preuve. Peut-être qu'aujourd'hui on est plus en mesure d'accepter qu'une femme ait plusieurs partenaires sexuels à une époque de sa vie, sans que cette conduite n'entraîne de déchéance. Les temps sont peut-être arrivés où les femmes qui aiment les rencontres occasionnelles ne seront plus considérées comme des malades. ""nympho""" c est quoiNympho : manie ou maladie ?La nymphomanie au XIXème siècle était une maladie mortelle ! Le terme nymphomane aujourd'hui est surtout utilisé comme insulte envers des femmes multipliant les rencontres occasionnelles. Le point sur cette notion aux racines plus morales que médicales. On se souvient de "My secret life" publié à la fin du XIXème siècle, par un "anonyme anglais" qui racontait dans le menu détail ses coïts avec des milliers de femmes. Plus récemment, Michel Polac publiait son "Journal des années 1980–1998" (1) et "La luxure" (2) où tel un Don Giovanni, il dresse le catalogue de ses conquêtes féminines. Mais de mémoire de spécialiste, on n'avait jamais eu accès à un texte de ce genre écrit par une femme. Des coïts à foison
Rappelons que seulement 3 % des femmes françaises de la même tranche d'âge que Catherine M. ont déclaré avoir eu 15 partenaires sexuels dans leur vie (4). En outre, les femmes qui ont osé avouer publiquement cette expérience sont encore moins nombreuses. Catherine M. est-elle nymphomane ?Au XIXème siècle et même encore très récemment, on aurait qualifié Catherine M. de nymphomane. La nymphomanie est définie comme l'exagératio pathologique des désirs sexuels chez la femme et une nymphomane serait par extension une femme trop désirante selon le Petit Robert. Or dans le récit de Catherine M., le désir et même le plaisir ne semblent pas constituer la motivation principale de ses conduites et de ses rencontres. Seuls comptent les actes. Et c'est la banalité qui semble l'emporter dans le récit qu'elle nous en donne. Cette banalité de la multiplication des partenaires n'est certes pas partagée par la majorité des femmes ! Comment expliquer ou comprendre un tel comportement si tant est qu'il faille trouver des causes pathologiques au fait qu'une femme ait un grand nombre de partenaires sexuels ? Est-ce que la nymphomanie réside dans la multiplication des partenaires sexuels ou bien suffirait-il pour qu'une femme soit traitée de "nymphomane", qu'elle en ait seulement le désir et le fantasme ? La nymphomanie au XIXème siècle Krafft-Ebing , le grand sexologue du XIXème siècle, a décrit la nymphomanie comme le symptôme d'une très grave dégénérescence psychique suivie très rapidement de collapsus mortel. La nymphomanie selon lui se complique souvent d'obsessions et les femmes qui en sont atteintes deviennent les esclaves de leur imagination. August 20 QuestionAugust 14 """adoration a la lune"""Dans l'évolution de l'espèce humaine, les manifestations primitives de l'adoration apparaissent bien avant que le mental de l'homme ne soit capable de formuler les conceptions plus complexes de la vie, ici-bas et dans l'au-delà, méritant le nom de religion. La religion primitive était de nature totalement intellectuelle et entièrement fondée sur des circonstances d'association. Les objets de culte étaient tout à fait suggestifs ; ils consistaient en choses de la nature qui étaient à portée de la main ou qui occupaient le premier plan dans l'expérience ordinaire des Urantiens primitifs au mental frustre.
Quand la religion eut évolué au delà de l'adoration de la nature, elle acquit des racines d'origine spirituelle, mais resta néanmoins toujours conditionnée par le milieu social. À mesure que le culte de la nature de développa, les concepts humains envisagèrent une division du travail dans le monde supramortel ; il y avait des esprits de la nature pour les lacs, les arbres, les cascades, les pluies et des centaines d'autres phénomènes terrestres ordinaires. À un moment ou à un autre, tout ce qui se trouve à la surface de la terre a été objet de culte pour l'homme, y compris lui-même. Il a aussi adoré tout ce qu'on peut imaginer dans le ciel et sous la surface de la terre. Les hommes primitifs craignaient toutes les manifestations de pouvoir ; ils rendaient hommage à tous les phénomènes naturels qu'ils ne pouvaient comprendre. L'observation de puissantes forces matérielles telles que tremblements de terres, orages, inondations, éboulements, volcans, feu, chaleur et froid, impressionnait grandement le mental en expansion des hommes. On appelle encore “ actes de Dieu ” et “ mystérieuses dispensations de la providence ” les choses inexplicables de la vie. 1 . L'ADORATION DES PIERRES ET DES COLLINESLa première chose que les hommes évoluants adorèrent fut une pierre. Aujourd'hui, la peuplade Kateri du sud de l'Inde ainsi que de nombreuses tribus du nord de l'Inde adorent encore des pierres. Jacob dormit sur une pierre parce qu'il la révérait ; il l'oignit même d'huile. Rachel cacha plusieurs pierres sacrées sous sa tente. Les pierres impressionnèrent d'abord les hommes primitifs comme sortant de l'ordinaire à cause de la manière dont elles apparaissaient subitement à la surface d'un champ cultivé ou d'une prairie. Les hommes ne tenaient compte ni de l'érosion ni du retournement du sol. Les pierres firent aussi grande impression sur les peuplades primitives parce qu'elles ressemblaient souvent à des animaux. L'attention des hommes civilisés est arrêtée par de nombreuses formations rocheuses qui, dans les montagnes, ressemblent à des têtes d'animaux et même à des visages humains. Ce furent toutefois les pierres météoriques qui exercèrent la plus profonde influence ; les primitifs les voyaient traverser l'atmosphère avec un flamboiement grandiose. Les étoiles filantes terrifiaient les hommes primitifs ; ils croyaient facilement que leurs traces brillantes marquaient le passage d'un esprit en route vers la Terre. Il n'est pas étonnant que les hommes aient été conduits à adorer de tels phénomènes, spécialement quand, plus tard, ils découvraient les météores. Et cela leur inspira un plus grand respect pour toutes les autres pierres. Au Bengale, un météore, qui tomba en 1880, a de nombreux adorateurs.
Tous les anciens clans et tribus avaient leurs pierres sacrées, et la plupart des peuples modernes manifestent une vénération relative pour certains types de pierres — leurs bijoux. Un groupe de cinq pierres était révéré aux Indes ; en Grèce, c'étaient les amas de trente pierres ; chez les hommes rouges, c'était généralement un cercle de pierre. Les Romains jetaient toujours une pierre en l'air quand ils invoquaient Jupiter. Aux Indes, aujourd'hui encore, une pierre peut servir de témoin. Dans certaines régions, on peut employer une pierre comme talisman de la loi et, par son prestige, un offenseur peut être mené au tribunal. Mais les simples mortels n'identifient pas toujours la Déité avec un objet de culte respectueux. Bien souvent, ces fétiches ne sont que des symboles du véritable objet d'adoration.
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