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6月26日 "Entités", fantômes, démons, possessions... mythes...? ou une réalité soigneusement "occultée" ?
Quand le moment est venu pour un homme de quitter le monde, ce jour est redoutable. Les quatre points cardinaux le mettent en accusation, les châtiments lui viennent des quatre côtés à la fois. Les quatre éléments (eau, terre, feu, air) se disputent dans le corps de l'homme, chacun le tirant de son côté. S'avance alors un messager dont la proclamation s'entend dans les soixante-dix mondes. Si l'homme s'avère digne de cette proclamation, il est accueilli avec allégresse dans tous les mondes, et sa mort devient une fête dont se réjouissent tous les mondes. Mais s'il en va autrement, s'il est indigne, alors malheur à lui !
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| Zohar. </TD< TR> |
Aborder un sujet aussi "particulier" sur un site dont l'objectif annoncé est "la prévention de la santé" peut paraître surprenant et en choquer certains... et pourtant... !!!
ce sujet est éminemment et intimement lié à la santé globale de l'être humain, et c'est bien sur ce plan que je l'ai abordé et que j'ai poursuivi mes recherches... |
Il me semble également important de préciser que, même si, évidemment, le fait de faire des recherches dans ce domaine très "particulier" amène à des réflexions et des méditations inévitables, tout au long de ce travail, j'ai toujours essayé de rester le plus strictement "pratique" et "technique" possible, loin de l'ésotérisme facile... Car si l'on veut réellement être efficace dans ce domaine, il faut surtout se garder de toute tendance "émotionnelle" et ne pas laisser libre cours à l'immaginaire...
La spiritualité ayant presque totalement déserté notre monde matérialiste (ce que la science n'explique pas n'existe pas...) l'immense majorité des gens ignore absolument TOUT de ce "monde subtil". Il n'en fut pas toujours de même, et il est intéressant de retrouver parfois, au hasard des contrôles, des situations qui ont été signalées il y a bien longtemps, dans de vieux grimoires... (avec bien sûr, un vocabulaire un peu différent...)
Et ce n'est pas parce qu'on ne le voit pas, ou que les outils sophistiqués de la science moderne ne parviennent pas à le détecter, que ça n'existe pas. Les progrès actuels de la physique quantique, et les travaux des chercheurs russes (voir la page energie psy) permettent de penser que dans un avenir (plus ou moins) proche, il sera possible d'apporter plus de précisions dans ces domaines...
Quand on aborde ce sujet, les réactions sont très variées et souvent fort différentes... pour beaucoup, c'est le rejet immédiat, presque appeuré. C'est un sujet tabou qu'il est interdit d'aborder. C'est "jouer avec le Diable"... On n'en parles pas !
D'autres se posent en "initiés" possédant les secrets divins qu'évidemment ils ne peuvent partager avec personne, parlent de "complot mondial occulte" et mélangent allègrement Extra-Terrestres envahisseurs, "bas-astral", etc... mais la grande majorité vous regarde d'un air ahuri : "De quoi il parle ??? il délire, il a du trop fumer la moquette..."
Et les "cartésiens" purs et durs (je ne crois que ce que je vois) ainsi que malheureusement la quasi totalité des professionnels de la santé, ce que je déplore profondément, vont simplement rigoler et hausser les épaules avec dédain et une certaine compassion... Je le déplore, car une recherche dans ce domaine, des méditations, réflexions et échanges seraient nécessaires, intéressants, et certainement bénéfiques pour tout le monde...
Je lisais récemment un article du Docteur David Servan-Schreiber sur "La nouvelle médecine des émotions", dans lequel il parle du "stress", de l'anxiété et de la dépression. Ses analyses sont fort justes et pertinentes. Dans un paragraphe traitant de l'anxiété, il dit :
"Il existe également ce que l'on appelle les attaques d'anxiété, de panique, qui sont très courantes et touchent jusqu'à 5% de la population. Elles se manifestent soudainement, alors que tout va bien, par la sensation du coeur qui s'accélère, sensation d'étouffer, que l'on va peut-être perdre conscience, par des sueurs, des tremblements, l'impression que tout le corps entre dans un état de panique sans que l'on sache pourquoi... La plupart des personnes ayant vécu ces attaques de panique ne sont pas des gens anxieux, mais souvent des gens jeunes. La plupart pensent à une maladie cardiaque, car cette crise survient alors que tout va bien..." | Ce sont excatement les termes que j'emploierai pour définir "l'arrivée d'une entité", le "parasitage" des corps énergétiques par une entité, descriptions et symptômes que l'on va retrouver dans TOUS les témoignages décrits sur l'une des pages suivantes de ce dossier.
C'est donc un problème qui concerne vraiment TOUTE l'humanité, TOUS les êtres humains, et qui a beaucoup trop longtemps été occulté... voici quelques informations sur ce vaste domaine, et quelques sujets de réflexion.
 Il y a quelques années, tout en étant conscient de l'existence de ces phénomènes, j'aurais certainement moi-même haussé les épaules, car je ne me sentais pas vraiment concerné, et parce que cela me paraissait très "abstrait" et sans véritable influence sur ma vie. Mais au fil du temps, mes recherches en géobiologie et en radiesthésie, des problèmes de santé soudains et douleurs inexplicables, pour moi-même et pour d'autres personnes, les nombreux témoignages et "appels à l'aide" qui se multiplient depuis l'ouverture de ce dossier, et certaines "circonstances" assez... bizarres ( ? ? ) dans ma vie et mon environnement, m'ont amené à être directement impliqué dans des situations qui :
- ne permettaient aucun doute quant à la réalité de l'existence des ces "entités", et à leur forte influence sur la vie et la santé de beaucoup de gens.
- ne me laissaient aucun autre choix que celui de devenir très attentif à ce problème,
- m'ont mis de plus en plus souvent dans l'obligation d'intervenir pour aider les personnes qui en subissaient les influences, et dont la vie était devenue un enfer...
Interventions qui au fil des mois sont devenues la partie la plus importante de mes activités, car cela demande beaucoup d'engagement et de temps...
 Au fil du temps et de nombreuses "rencontres peu communes", j'ai pu constater qu'il existe effectivement plusieurs catégories d'entités :
Les entités malfaisantes et parfois (très) dangereuses :
Elles peuvent être classées en quatre grandes catégories :
1 - les "âmes désincarnées" (c'est le dossier qui sera traité dans les pages suivantes)
2 - des entités "naturelles" (non créées par l'homme)
- les entités parasites (il peut y en avoir de toutes tailles, "de la puce à l'éléphant" !)
- les animaux décédés. . . (pourquoi non ????)
- d'autres ??? (liste certainement non exhaustive)
3 - les démons (c'est le nom qui "réagit" le mieux, mais ce n'est qu'un mot !) et autres esprits "malveillants"...
4 - les entités créées par l'homme
- les "formes pensées" créées par NOTRE cerveau, par nos pensées obsessionnelles.
- les "formes pensées" créées par malveillance et parfois par des "égrégores" dans un but nocif déterminé.
- les "eidos", formes pensées créées par les foules... (ces "eidos" peuvent également être bénéfique - Voir la théorie du "100ème singe").
- les entités "magiques" : entités créées et très utilisées par le Vaudou, par nos "sorciers" et par la multitude de "Marabouts", "Maîtres", "Professeurs" et autres gourous venus d'Afrique, d'Asie, d'Amérique Centrale, de Madagascar et autres ...
Ces gens connaissent effectivement les techniques pour créér des "entités" qui vont effectuer pour eux des actes de magie, mais peu savent (ou se soucient de) les contrôler. Ils les abandonnent ensuite dans la nature... et nous, on les récupère...
- Sorcellerie, magie, envoûtements...
- Il semble que certaines "entités" auraient été créées par l'homme dans un lointain passé, entités programmées pour certaines actions qui s'apparentent à la guerre... entités encore présentes et pas toujours faciles à "gérer"...
Les entités Bienveillantes :
1 - Les entités de la nature
Beaucoup de choses ont été écrite sur ce sujet. D'excellents livres existent, je n'y reviendrai donc pas.
2 - Les Esprits supérieurs
- DIEU, bien sûr !... quel que soit le nom qu'on lui donne ou l'image que l'on s'en fait... à vous de choisir !!
- Votre "Guide" personnel, votre "Ange Gardien"... (Idem, selon vos croyances et convictions)
- certains préfèrent parler à leur "Moi supérieur" ( ???? )
- Les "Forces de Lumière"... ou "Anges de Lumière".
- La "Grande Fraternité Blanche"...
- et selon vos convictions et votre religion, vous avez un vaste choix de Dieux, Anges, Archanges, Saints ... (en fait il s'agit toujours des mêmes "énergies" avec des noms différents...) qui sont toujours disponibles pour vous aider, si vous savez le leur demander...
    


6月10日 Le trouble obsessionnel compulsif est un trouble anxieux. Il se définit par la présence à forte fréquence et dans une dimension handicapante, d’obsessions et/ou de compulsions. - Ce trouble concerne 3 à 4% de la population. - Le dénut du trouble se situe généralement à l’adolescence ou à l’age adulte (60% avant 25 ans), plus rarement pendant l’enfance (1%)
Critères diagnostiques DSM IV
A. Existence soit d'obsessions soit de compulsions: Obsessions définies par (1), (2), (3) et (4): (1) pensées, impulsions ou représentations récurrentes et persistantes qui, à certains moments de l'affection, sont ressenties comme intrusives et inappropriées et qui entraînent une anxiété ou une détresse importante. (2) les pensées, impulsions ou représentations ne sont pas simplement des préoccupations excessives concernant les problèmes de la vie réelle. (3) le sujet fait des efforts pour ignorer ou réprimer ces pensées, impulsions ou représentations ou pour neutraliser celles-ci par d'autres pensées ou actions. (4) les sujet reconnaît que les pensées, impulsions ou représentations obsédantes proviennent de sa propre activité mentale, (elles ne sont pas imposées de l'extérieur comme dans le cas des pensées imposées). Compulsions définies par (1) et (2): (1) comportements répétitifs (p. ex., lavage des mains, ordonner, vérifier) ou actes mentaux (p. ex., prier, compter, répéter des mots silencieusement) que le sujet se sent poussé à accomplir en réponse à une obsession ou selon certaines règles qui doivent être appliquées de manière inflexible. (2) les comportements ou les actes mentaux sont destinés à neutraliser ou à diminuer le sentiment de détresse ou à empêcher un événement ou une situation redoutés; cependant, ces comportements ou ces actes mentaux sont soit sans relation réaliste avec ce qu'ils proposent de neutraliser ou de prévenir, soit manifestement excessifs. B. À un moment durant l'évolution du trouble, le sujet a reconnu que les obsessions ou les compulsions étaient excessives ou irraisonnées. N.B.: Ceci ne s'applique pas aux enfants. C. Les obsessions ou compulsions sont à l'origine de sentiments marqués de détresse, d'une perte de temps considérable (prenant plus d'une heure par jour) ou interfèrent de façon significative avec les activités habituelles du sujet, son fonctionnement professionnel (ou scolaire) ou ses activités ou relations sociales habituelles. D. Si un autre trouble de l'axe 1 est aussi présent, le thème des obsessions ou des compulsions n'est pas limité à ce dernier (p. ex., préoccupation liée à la nourriture quand il s'agit d'un trouble des conduites alimentaires; au fait de s'arracher les cheveux en cas de trichotillomanie; inquiétude concernant l'apparence en cas de peur d'une dysmorphie corporelle; préoccupations à propos de drogues quand il s'agit d'un trouble lié à l'utilisation d'une substance; crainte d'avoir une maladie sévère en cas d'hypocondrie; préoccupation à propos de besoins sexuels impulsifs ou de fantasmes en cas de paraphilie; ou ruminations de culpabilité quand il s'agit d'un trouble dépressif majeur). E. La perturbation ne résulte pas des effets physiologiques directs d'une substance ni d'une affection médicale générale. Ce trouble apparaît parfois dans l'enfance mais plus souvent à l'adolescence ou au début de l'âge adulte. Il débute soit de façon très graduelle, soit de façon rapide suite à un traumatisme ou un stresseur aigu. Lorsque les peurs associées aux troubles obsessionnels-compulsifs (ex. peur de se contaminer, de frapper son enfant avec un couteau) conduisent à l'évitement (ex., ne pas se servir d'un couteau en présence d'un enfant) ou à des rituels, i. e. des compulsions (ex., se laver les mains), ces comportements réduisent l'anxiété. Le soulagement ainsi apporté contribue à renforcer et maintenir la maladie. Deux techniques s'avèrent efficaces pour traiter les troubles obsessionnels-compulsifs: s'exposer aux situations qui amènent l'anxiété reliée des obsessions et ne pas répondre à ces obsessions par la compulsion. Par exemple, pour une personne ayant peur de se contaminer en touchant des objets, il s'agira de s'habituer graduellement à toucher des objets sans se laver les mains. L'exposition permet une habituation qui amène une diminution de l'anxiété. L'approche cognitive stricte, c'est-à-dire la modification des croyances inadaptées, s'avère infructueuse.
Précision des termes
– L’obsession : « pensée, impulsion ou représentation récurrentes et persistante, intrusive et inappropriée, entraînant une anxiété ou une détresse importante. Le sujet fait des efforts pour ignorer ou réprimer ou neutraliser ces pensées par d'autres pensées ou actions. Le sujet reconnaît que les pensées proviennent de sa propre activité mentale »
L’obsession est une pensée automatique. Elle s’impose à à l’esprit, contre la volonté du sujet, au contraire d’actions comme se rappeler, réfléchir ou effectuer un travail intellectuel divers, qui elles, sont décidées, non subies. La nature particulière de l’obsession est donc d’être consciente mais involontaire.
Cette pensée automatique est :
- Sensée : elle a un sens. L’obsession se construit sur le réel. Peur de se salir, de commettre une erreur ou de se comporter d’une manière dysfonctionnelle ne sont pas complêtement fausses ou absurdes. - Constante : une obsession à un sens. Ce sont donc constance, fréquence, durée, souffrance engendrée, … selon leur importance, degré de développement, intensité qui lui donneront un caractère dysfonctionnel voire pathologique.
Exemples d’obsessions : - la saleté - les germes (bactéries, virus, champignons, parasites) - la peur de la contamination - la peur d'avoir des pensées odieuses sur la religion ou la sexualité - la peur d'acte ou d'impulsions violentes - la peur de l'agression ou d’agresser (écraser quelqu’un avec sa voiture) - le besoin de symétrie (mettre les objets en ligne ou dans un certain ordre etc) - le besoin d'ordre - la peur de ne pas pouvoir se débarrasser de choses inutiles - La compulsion (rituel) : « comportement répétitif ou acte mental que le sujet se sent poussé à accomplir en réponse à une obsession ou selon certaines règles appliquées de façon inflexible. Ce comportement est destiné à neutraliser ou diminuer le sentiment de détresse ou à empêcher un événement ou une situation redoutés. » 6月3日 Un incube (du latin classique inc, « sur », et cubare, « coucher », donc « qui couche sur ») est un démon à l'apparence masculine qui abuse des femmes endormies. Son pendant féminin est le succube.
  
J'ai eu dans un premier temps des expériences traumatisantes avec des incubes entrainant une tétanie monstrueuse et une paralysie pendant mon sommeil. C'était très violent et à la fois si réel. Ce genre de choses m'arrivait pendant des rêves plutôt anodins et agréables. c'est comme si on m'otait de mon rêve, je me retrouvais plaquée dans mon lit, ne pouvant bouger, crier ou résister. Je réveillais mes proches tellement le traumatisme était grand. Quelques mois se sont passés et de nouveau cela a recommencé. ...Je prévois même son approche ...Pensez-vous que je sois devenue folle ? Seul bémol, je suis incapable d'ouvrir les yeux par peur plus que par incapacité. Et puis on parle aussi de paralysie du sommeil, la conscience est entre un état de sommeil paradoxal et un état d'éveil, mais où la paralysie musculaire est maintenue. La personne se croit réveillée, mais ne peut bouger. Avez vous vécu ce genre d'épisode "nocturne"?  
6月1日
Les GhostBusters de la Psychiatrie
traduction du Dr Bernard Auriol (d'après The Lancet, 345, April 1, 1995)
Deux publications ostensiblement sans rapport l'une avec l'autre mettent en lumière un dialogue continu et malaisé entre la culture et la médecine en général, et la psychiatrie en particulier :
- un cas clinique de possession ayant résisté à l'exorcisme et traité par le clopenthixol d'une part,
- un commentaire sur le rapport de développement de la Banque Mondiale, d'autre part !
Le compte rendu médical décrit un jeune homme Hindou, vivant en Grande Bretagne. Il était "possédé" par un esprit qui le forçait à s'adonner à des comportements délinquants. Il subit plusieurs exorcismes sans succès pour être finalement traité médicalement par du clopenthixol. Le diagnostic proposé par les psychiatres fut celui de "schizophrénie".
Ce compte rendu soulève un problème fondamental : la crédibilité et la prétention à la vérité du modèle psychiatrique, en tant qu'opposé aux "modèles populaires" ou "traditionnels".
Ces modèles diffèrent quant à la notion de guérison; notre communauté scientifique se donne pour évident que la connaissance revendiquée par nos patients qui se réfèrent à d'autres cultures ne sont que des "croyances" ou de la "superstition". Est-ce que l'exorcisme et la possession peuvent être incorporés au même paradigme de "maladie curable par le clopenthixol" ? Est-ce que les états de possession en général doivent être traités par des médicaments psychotropes ? Devrions nous mener des campagnes éducatives pour éradiquer la croyance à ce type de phénomènes ?
Une recherche extensive en anthropologie médicale montre qu'une telle position est intenable dans la plupart des champs culturels !
La "possession" est un phénomène profondément enraciné dans nombre de sociétés en voie de développement. Leurs natifs font d'ailleurs très rarement appel aux psychiatres occidentaux ! La possession permet de pallier à des conditions d'oppression, joue un r^ole reconnu dans la résolution des conflits personnels, d'enrichir la façon de vivre. En aucune façon tous les cas de possession ne doivent être considérés comme fantasmatiques ou symptomatiques d'une maladie mentale.
Mais alors, que faire de ces phénomènes dans le cadre de nos classifications psychiatriques ?
Nos classifications sont dépendantes d'une approche cartésienne affirmant une dualité entre le corps et l'esprit, dualité hiérarchisée, dans laquelle la cognition est au dessus de l'affect ! En conséquence, la possession et la transe sont réduites à des troubles mentaux sous le nom de "troubles dissociatifs" (ICD-10; F44.3) ou considérées comme entité syndromique liée à la culture d'appartenance (Appendice 1, DSM-IV) avec la nuance qu'il faudrait en exclure les expériences sanctionnées par la culture d'origine. Mais comment les cliniciens peuvent-ils faire ce partage ?
Dans une telle situation, et jusqu'à ce que nous ayons une base de connaissances suffisante, les cliniciens seront le mieux guidés par les possédés eux-mêmes, les membres de leur famille, et s'il le faut un interprète entrainé connaissant bien la culture dont il s'agit ! Un élément clé, est de déterminer la signification de l'expérience en question pour la personne elle-même et pour sa communauté (leur modèle explicatif). La participation autochtone a une construction trans-culturelle sera essentielle pour aboutir à une classification universellement acceptable.
Croire que la solution se trouve dans des programmes éducatifs et des campagnes agressives revient à considérer le désaccord entre les croyances des patients et les explications biomédicales comme liées à une ignorance individuelle ou culturelle, ou attribuable à l'analphabétisme et la superstition. C'est extraordinairement inconsidéré !
Avec la diffusion globale du marché des produits liés à la santé, une guerre idéologique entre les institutions culturelles et médicales est inévitable. Nous voyons ici du danger des deux côtés :
- la fragmentation de systèmes culturellement riches qui donnent du sens à l'infortune individuelle, et le deskilling, la marginalisation des traditions de guérissage indigènes, d'une part
- pour la psychiatrie en tant que discipline, ceci est un piège potentiel - c'est à dire, la tâche auto-prescrite de remplacer les significations sociales et culturelles par le modèle présumé scientifique et des solutions universelles de type pharmacologique.
Cependant, au cours de la dernière décennie, plusieurs méthodes d'investigation ont entrepris de répondre à ces challenges. Il s'agit de dépasser les frontières interculturelles dans le domaine médical, d'identifier les aires de convergence et de divergence entre médecine et culture, et d'enseigner aux cliniciens l'importance du point de vue autochtone. Un telle recherche anthropologique appliquée s'appuie sur des professionnels de la médecine autant que des sciences sociales. La nature précaire du rationalisme bio-médical est souligné par l'enthousiasme avec lequel les psychiatres ont adopté la possession diabolique et le satanisme pour rendre compte d'épisodes dits de "personnalité multiple"; ils ont construit des récits détaillés de sacrifices humains, en très grande partie tirés de la fiction !
Bibliographie
- Hale AS, Pinninti NR;, Exorcism-resistant ghost possession treated with clopenthixol, Br;J;Psychiatry, 1994, 165:386-88
- Blue I., Harpham T., Editorial : the World Bank development report, 1993, Br.J.Psychiatry, 1994; 165: 9-12.
- Jadhav S., Littlewood R., Defeat depression campaign: some medical anthropological queries, Psychiatr.Bull., 1994; 18:572-74
- Kakar S., Shamans, mystics and doctors: a psychological enquiry into India and its healing tradition. Delhi: Oxford University Press, 1982
- Lewis IM., Spirit possession and deprivation cults. Man 1966; 1: 307-29
- Turner V., An Ndembu doctor in practice. In : Kiev A., ed. Magic, faith and healing, New York: Free Press, 1964
- Vitebsky P., Dialogues with the dead: the discussion of mortality among the Sora of Eastern India. Cambridge University Press, 1993
- Littlewood R., From disease to illness and bach again. Lancet 1991; 337: 1013-16
- Good BJ., Medicine, rationality and experience: an anthropological perspective. Cambridge University Press, 1994.
- Weiss M., Doongaji D., Siddhartha S., et al., The explanatory model interview catalogue (EMIC): a contribution to cross-cultural research methods from a study of leprosy and mental health. Br.J.Psychiatry, 1992; 160:819-30
- Mulhern S., Embodied alternative identities: bearing witness to a world that might have been. Psychiatr.Clin.N.Am., 1991; 14 : 769-86
- Coleman J., Satanic practices. In: Sinason V., ed. Treating survivors of satanic abuse. London: Routledge, 1994.
(d'après The Lancet, 345, April 1, 1995)
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