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Vers le milieu du XVe siècle, en Occident, on brûle des femmes. Les sorcières sont les fiancées du diable : elles vont au Sabbat, jettent des sorts, sèment maladie et mort... Pendant deux siècles des milliers d'entre elles sont traquées, dénoncées, torturées et brûlées. Ce n'est qu'à la fin du XVIIe siècle que les bûchers s'éteignent peu à peu.
A son apparition, la sorcière n'à ni père,
Ni mère, ni fils, ni époux, ni famille.
C'est un monstre, un aérolithe,
venu d'on ne sait où.
Qui oserait, grand Dieu ! en approcher ?
Où est-elle ?
Aux lieux impossibles,
Dans le forêt des ronces, sur la lande,
Où l'épine, le charbon emmêlé,
ne permettent pas la passage.
La nuit, sous quelque vieux dolmen.
Si l'on trouve, elle est encore isolée
par l'horreur commune;
Elle a autour comme un cerle de feu.
Qui la croira pourtan ?
C'est une femme encore.
Même cette vie terrible
presse et tend don ressort de femme,
l'éléctricité féminime. (...)
Tout autre sort Satan
su sein brûlant de la Sorcière, vivant, armé
et tout brandi.
Quelque peur que l'on ait de lui,
il faut avouer que, sans lui, on fût mort de monotonie
la Sorcière
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