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April 30 
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CRIME ET FOLIE. DEUX SIÈCLES D'ENQUÊTES MÉDICALES ET JUDICIAIRES
par Marc Renneville Paris, France : Fayard, 2003
Chaque fois qu'est commis un crime dont la violence n'a d'égale que sa gratuité, la population s'interroge sur l'état d'esprit de son auteur. Est-il un malade mental? Doit-on le placer dans une prison ou dans un institut psychiatrique? Peut-il être guéri? Y a-t-il moyen de détecter rapidement de tels individus avant qu'ils ne passent à l'acte? Ces interrogations ne datent pas d'aujourd'hui comme le montre ce passionnant ouvrage de Marc Renneville, maître de conférences à l'Université Paris VIII et responsable du Centre Interdisciplinaire de recherches de l'École nationale d'administration pénitentiaire.
L'oeuvre de Renneville se divise en quatre parties. La première, intitulée " Premiers symptômes ", expose la transformation qui s'est opérée au niveau de la figure de la déraison criminelle à la fin du 18e siècle. Pendant longtemps, la folie était perçue comme complète et permanente, ce qui expliquait l'inutilité pour la justice de punir le fou. L'Article 64 du Code pénal français de 1810 perpétuera cette vision de la folie. Cependant, avec la naissance de la médecine aliéniste, émerge une conception médicale des troubles mentaux différente des conceptions juridiques et populaires : la folie totale n'existe pas, il y a toujours maintien chez l'aliéné de certaines facultés mentales saines. Cette mutation suscite l'espoir d'une guérison du fou, mais rend aussi perméables les frontières qui existaient jusqu'alors entre le crime et la folie. Au même moment, la phrénologie propose une première tentative d'explication du passage à l'acte criminel. La seconde partie présente les conséquences du passage d'une " folie criminelle " jugée complète à une " folie du crime " partielle et/ou intermittente. Au cours des premières décennies du 19e siècle, certaines causes célèbres (Papavoine, Léger, Lecouffe, Feldtmann, Henriette Cormier, etc.), permettent aux aliénistes de rendre publique l'existence de la monomanie, cette nouvelle déraison que seul un expert peut déceler et qui contrarie le dogme du libre arbitre sur lequel est fondé le droit. Au nom de la défense de la société, les psychiatres demanderont la création d'une institution intermédiaire entre l'asile et la prison pour les aliénés criminels et dangereux ainsi que l'élargissement du champ de la prévention aux alcooliques, aux excentriques et autres individus susceptibles d'engendrer des " dégénérés " et des malades mentaux. Les années 1880-1930, objet de la troisième partie, sont celles du " grand examen ". Avec l'essor de la psychologie pathologique, de la préhistoire et de l'anthropologie physique, la criminalité pathologique s'étend désormais aux criminels de profession, aux auteurs des crimes politiques, à la délinquance juvénile et aux actes destructeurs commis par les foules ou les peuples colonisés. Pour s'opposer à la prolifération des " demi-fous " et des " anormaux ", les différents pays industrialisés mettront en place diverses mesures de protection, de ségrégation et d'élimination de la population déviante, mouvement qui ne se terminera qu'après la Seconde Guerre mondiale. La quatrième partie, qui couvre les dernières décennies du 20e siècle, décrit l'impact de la psychanalyse au niveau de l'expertise psychiatrique, la diffusion massive de la folie du crime par l'entremise du cinéma et, finalement, l'état actuel de nos connaissances. " L'enquête continue " mais les causes du comportement du pédophile ou du tueur en série demeurent en grande partie aussi méconnues qu'à l'époque de Pinel et de Gall.
Plusieurs auteurs depuis les années 1970 se sont intéressés aux rapports entre la psychiatrie et la justice. La synthèse de Renneville se démarque particulièrement de ces travaux antérieurs par son absence complète de manichéisme. Les controverses entourant l'existence de la folie du crime ne peuvent se résumer à une lutte entre deux groupes de professionnels, entre progressistes et réactionnaires, ou entre matérialistes et idéalistes. Renneville démontre ainsi brillamment que les intérêts des psychiatres et des magistrats n'étaient pas aussi divergents qu'on le prétend habituellement. Au-delà des conflits qui les ont opposés à l'occasion, ces deux groupes s'entendaient généralement sur la nécessité de maintenir l'ordre social. Par ailleurs, les aliénistes n'ont jamais formé une communauté homogène, pas plus que les magistrats. Ainsi, il est rare que les experts se soient tous entendus sur l'état mental d'un suspect et, en outre, très peu désiraient vraiment voir ces fous du crime internés dans les mêmes établissements que les autres malades mentaux. Renneville démontre aussi qu'il n'y avait pas vraiment d'opposition entre les théories biologiques, sociologiques ou psychologiques du crime, les différents auteurs s'attardant sur un facteur étiologique sans pour autant rejeter les autres.
Par ailleurs, Renneville illustre de brillante façon que la folie du crime a provoqué le retour de la faute dans le domaine de la maladie mentale. En effet, l'ouverture du champ de la responsabilité atténuée s'est exercée au détriment de celui de l'irresponsabilité totale. La folie du crime serait même une circonstance aggravante, car elle rendrait l'individu à la fois plus dangereux, plus susceptible à la récidive, et plus réfractaire au traitement. Jumelant raison et déraison, le fou criminel est ainsi devenu virtuellement un monstre, portrait que la littérature et le cinéma diffusent encore largement. Il n'est donc pas étonnant que la folie du crime ait renforcé la crainte à l'égard des malades mentaux, ce qui explique l'augmentation constante de la population asilaire depuis le premier tiers du 19e siècle jusqu'aux années 1950. Bien que l'on privilégie depuis quelques décennies le traitement et le suivi dans la communauté pour les criminels et les malades mentaux, la folie du crime pourrait ainsi " devenir l'ultime justification de la prison " (p. 436). D'ailleurs, la désinstitutionnalisation a provoqué une criminalisation accrue des malades mentaux, l'emprisonnement devenant même le seul moyen pour certains psychotiques de côtoyer un psychiatre.
Il est difficile de trouver des défauts dans l'ouvrage de Renneville, car son argumentation est des plus convaincante. S'il s'attarde presque exclusivement au cas français, son tableau des différentes théories sur les rapports entre la folie et le crime, ainsi que les débats qu'elles ont suscités, s'applique aisément à l'ensemble des pays industrialisés. Nous pouvons cependant déplorer que l'auteur ait passé sous silence certains théoriciens importants, comme Adler dont la psychologie individuelle a été utilisée avec beaucoup de succès dans le traitement des délinquants juvéniles. Nous regrettons également que l'auteur ait omis de présenter à la fin de son livre une bibliographie des ouvrages qu'il a consultés. Malgré cela, l'ouvrage de Renneville représente, " hors de tout doute raisonnable ", une oeuvre indispensable pour quiconque s'intéresse aux relations psychiatrie-justice. Écrit dans un style universitaire, il s'adresse aux différents spécialistes, tout en demeurant facilement accessible au grand public.
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GUY GRENIER Division de recherche psychosociale Hôpital Douglas Montréal, Québec |
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| April 29 
L'au-delà dans le miroir n'est pas une enquête sensée parvenir à une explication des phénomènes parapsychologiques. L'axe principal de cet ouvrage reste la considération, la mise en lumière de l'importance que peut jouer l'intelligence émotionnelle dans les phénomènes d'apparition. L'au-delà dans le miroir essaie de faire état non pas de l'existence d'une vie après la mort mais plutôt de la faculté humaine à dépasser les limites métaphysiques qui nous régissent. En écartant toutes les hallucinations pathologiques de son terrain d'études, Amoroso dresse la tableau d'un certain nombre de personnes connues ou inconnues du grand public. Nous pouvons trouver en effet, quelque soit la personne, la culture et sa société, ce même tenant et ce même aboutissant : cette perpétuelle volonté de prendre contact avec un défunt proche ou inconnu, au sens plus large du terme, avec les "ancêtres". Cette volonté humaine propre au fonctionnement du genre a parcouru les millénaires s'en jamais s'essoufler. Elle prend de plus en plus de véracité, curieusement, grâce à la science malgré son travail de démentellement, de mis en place d'une notion de réel et de temps. Nous assistons de nos jours à une collération de l'occulte à des modes opératoires cliniques qui contribuent à la recherche authentique de nos origines. Nous avons la possibilité de rendre palpable ce qui était resté depuis tant de millénaires uniquement une affaire de foi. La croyance s'est étendue de façon significative sur ce pan de nos recherches. Aussi, nous voyons depuis plus d'un siècle et demi, un certain nombre de scientifiques qui contribuent à ce travail de terrain. La nature de ces manifestations sont tellement aléatoires et tellement liée à la capacité de la personne mise en cause qu'il est quasiment impossible de les organiser pour certifier de leur authenticité. Aux vues des défrichages successifs que l'auteur mène, l'accent est mis sur la collération de la psychologie de l'individu et l'apparition qui lui est liée. Une fois que le bilan mental a pu être fait, une fois que l'on a attesté de l'intégrité psychique de la personne, l'évènement qu'il l'a frappé ne peut être rejeté sans une once de curiosité et d'attention. Les sceptiques peuvent toujours nous expliquer que dans toutes les expériences paranormales intervient souvent ce qui est communément nommé "l'expérience personnelle" venant se heurter à l'argument rationnel que l'on agite comme une fin en soi, le fait est que cette démarche de tirer à soi les éléments d'enquête pour étayer sa théorie n'est en rien une démarche scientifique. Il faut changer d'hatitude et revenir à une mise en table rase des manifestations. Il est étonnant de constater autant de mauvaise foi à ce sujet. Nous ne pouvons pas nous servir de l'expérience personnelle comme d'une preuve, celle-ci étant en soi subjective, certes. Mais le problème n'a jamais été de tenir un propos voulant porter l'expérience personnelle comme suffisante. Il semblerait que ces scientifiques ayant réponse à tout se joue eux-mêmes de leur propres devoirs. Ramener un évènement à la seule expérience du sujet est un des moyens de faire la lumière sur ce qui s'est passé. On peut toujours contredire les analyses du neuro-psychiatre qui mène ses investigations, il ne reste pas moins que les états phénoménologiques de l'être humain ne se pliera jamais au bon vouloir d'une rhétorique quelconque. C'est un domaine très complexe où s'imbriquent, au-delà les méthodes, le sensible et l'intuitif dans l'examen objectif de la nature d'un évènement, une tentative de mieux percer le mystère de certaines pathologies ou à l'inverse de certaines capacités psychiques de certains patients. Nous ne sommes qu'au début d'un tatonnement long et périlleux parce que cette discipline connaît un nombre insensé de dérives et d'abus, liés, non pas à une mé-connaissance mais plutôt à une véritable mal-veillance. Tous les moyens sont bons pour arriver à ses fins et ce précepte est porteur des plus grands non-sens de la nature humaine. Cet ouvrage essaie de faire état de l'existence de forces psychiques inconnues qui seraient dans la grande majorité des phénomènes la cause de l'apparition, de la manifestation. Pour expliquer succintement le principe de l'"étude", Amoroso s'est inspiré de Raymond Moody pour mettre en place le système de "psychomanteum", le face-à-face avec le miroir. Sur une sélection des patients permettant de retirer tout psychotique, le face-à-face avec le miroir permet non pas de rentrer en communication avec un défunt, ce dont le patient est persuadé, mais de pouvoir lâcher toute l'émotion contenue que des analyses et des ordonnances n'ont pu faire accoucher. C'est un moyen de faire prendre conscience au patient de la spiritualité qui l'habite et surtout de rendre compte de la puissance émotionnelle. Ces expériences sont cependant, comme toute expérience dans le domaine de la parapsychologie irréproduisible et incontrôlée. Ce principe du miroir comme support d'une projection mentale n'est pas nouveau. Entré dans le cadre d'un traitement, par contre, c'est véritablement récent. Cela doit faire frissonner nos amis les sceptiques qui doivent présager des dangers de ce genre de pratiques. Mais ils ont tout à fait raison. Cependant, il ne faut pas tout mettre dans le même sac où bien pire encore en venir à penser que "de ce qu'un fait vous semble étrange, vous concluez qu'il n'est pas. On a vite fait de dire que c'est puéril. Ce qui est puéril, c'est de se figurer qu'en se bandant les yeux devant l'inconnu, on supprime l'inconnu", dixit Victor Hugo, dont nous connaîssons bien son intérêt pour la disciplisne médiumnique. Nous croyons maîtriser les choses mais il n'y a pas plus contradictoire que d'exercer une discipline ayant pour vocation d'examiner les tranches de la "réalité" et de ne s'en tenir qu'au moule que nous avons dessiné et qui n'est en rien représentatif du monde. Cet ouvrage n'apporte pas de pièces fondamentalement nouvelles à celui qui s'intéresse à ce domaine depuis longtemps, mais il est une pierre de plus à la volonté de mieux comprendre le cerveau et d'initier certaines personnes désireuses de découvrir la discipline. Nous pouvons coller toutes les étiquettes que nous voulons à ces recherches, il n'y en a pas une qui permettrait au final de nous rassurer en nous donnant des réponses. Bien au contraire. C'est la pleine conscience des choses qui permet d'avoir le sentiment de toucher à plus que la mingre contingence dans laquelle nous évoluons. L'au-delà dans le miroir en vient à présenter quelque cas échappant à l'explication. Ces histoires de vie sont en quelque sorte ces énigmes qui jalonnent nos siècles auxquels nous avons apporté aussi toute une fantasmagorie édifiante. Un ouvrage qui essaie de rendre compte de l'infinité des facultés humaines, celles qui servaient nos ancêtres il y a des millénaires mais aussi celles qui ont résisté à la mise en forme du monde par une minorité de puissants. | April 25
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LES GOTHIQUES
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Culture gothique
Demandez aux différents gothiques qu'elle est l'origine de la culture gothique et vous obtiendrez un mélange de choses en contradiction les unes envers les autres, bien que certaines d'entre elles soient vraies.
Mais pour comprendre ce qu'est cette culture, il faut pourtant remonter jusqu'aux racines, fermement encrées dans le passé et le présent. Car la culture gothique existait déjà bien avant qu'on ne la nomma ainsi. Une culture qui a prospérée pour ensuite mourir, pour finallement renaitre dans plusieurs époques différentes, à plusieurs endroits différents.
En Europe de l'Est et en Amérique du Nord, la culture gothique, réapparaît par un mouvement littéraire qui s'oppose au classicisme. Tout de noir vêtu, ils s'appelaient " les nouveaux gothiques romantiques ", ils inventérent la lecture passionnée, amoureuse et tragique. Puis à la fin des années 70 et au début des années 80, le gothisme, qu'on nomma comme tel à cette époque, fut recréé par des personnes voulant ralentir le mouvement punk dont ils faisaient parti, en associant leurs idées et celles des "goths romantiques". De ce fait, les gothiques étaient un rassemblement de jeunes en révolte contre le système social bien définis où tout le monde devait trouver une place bien définie, adoptant les idées romantiques et noires si propre à cette culture. Le gothisme a donc répondu à un appel de perte d'identité et de confusion dont les adhérents faisaient preuve.
Puis, à partir de 1987, la culture fut presque perdue devant l'intolérance, et l'hostilité du système. Certains gothiques furent obligés de se plier aux lois de ce monde, bien qu'une faible partie put s'adapter à une vie d'adulte tout en restant gothique. Et c'est à partir de ce moment, où la culture semblait à nouveau en train de mourir, qu'une génération de jeunes insatisfaits apparus et qu'ils adoptèrent à leur tour la culture, créant de multiples facettes différentes.
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Etre gothique
Etre gothique; qu'est ce que cela signifie pour une personne ? Rien, car ce n'est à l'évidence qu'un mot. Une étiquette que l'on vous colle pour vous différencier de la masse. Ne dites jamais, si l'on vous demande ce QUE vous êtes, "je suis gothique". C'est absurde. Dites simplement ce que vous êtes réellement ; votre nom. Cela n'en dira pas plus sur vous ; mais au moins vous ne rentrerez pas dans un groupuscule prédéfinis.
Quant à la culture ; elle est belle, exquise. Les gens qui, un jour, se sont réveillés et ont dit : " j'aime bien ce look, je vais de suite aller au Grouft m'acheter la tunique goth ", n'ont vraiment rien compris. Car être gothique dans le fond de son âme n'est pas un choix ; c'est une vie, une vision, un souffle qui parcourt votre être chaque fois que vous regardez mieux cette planète. Et peut-être que chacun cache sa part de gothisme au fond de lui, dans les plus intimes recoins refoulés, qui la sente vibrer chaque fois un peu plus. Mais quoi qu'il en soit, le gothisme n'est ni une mode, ni une musique, ni une religion ; ce sont des pensées, une façon de vivre, une culture. Par la suite, nous avons en effet la musique gothique d'aujourd'hui qui exprime la douleur du monde ressenti comme si nous étions la douleur elle-même.
Ai-je eu le choix ? Je ne me dit pas gothique, loin de là, mais je ressens tellement de choses indicibles, presque insupportables, et à la fois tant d'admiration envers des choses que les autres ne comprennent pas, que je suis forcée de me dire que le gothisme est présent en moi, que je le veuille ou non.
Le look gothique: finalement je dirais que cela n'a que très peu d'importance; d'ailleur je ne pense pas que le style gothique soit celui d'aujourd'hui (only noir, pics et sky). La vision que l'on se fait de cette culture est propre à chacun, ainsi ma propre vision ne sera pas celle de vous, lecteurs.
Pour le reste, soyez vous-même, et faites votre possible pour faire changer les choses, car être un 'gothique' ne se limite pas qu'à une mode...
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Les différents gothiques
Goths Romantiques
Idéalistes, sensibles, les goth romantiques se confinent dans un monde surréaliste. Et bien que souvent nostalgique, leurs yeux, n'ont vie que pour le passé. Souvent vêtus de velours noir, et d'une rose agrafée sur le veston, les gothiques romantiques sont une classe appréciée pour leur grâce et leur élégance, malgré leurs idées utopiques. Ils sont également de grands philosophes, aimant parler avec distinction. Tout est amour, tout est mort. L'astre céleste de la passion, naît de toute beauté et de toute grâce, tandis que la mort redoutée et incomprise, vient faucher cette fleur à peine éclose. Telle est la représentation d'un monde magnifique et infini, où le bien est le mal sont devenus de simples valeurs futiles.
Mopey Goths
Solitaire, timide ou triste, les mopey goth ont une tendance artistique morbide et nostalgique. Leur art distingue la mort, la beauté du désespoir et la futilité des choses nous entourant. La vie est trop corrompue pour ces personnes si seules. Vivant de chagrin et de désespoir, incompris et tourmentés, ils préfèrent la tristesse comme seule compagne. Laissons place aux belles choses qui naissent de notre âme si impure et noire.
Gothiques Vampiriques
Il existe différents type de vampirisme. Tout d'abord il y a les personnes atteintes de porphyrie, le syndrome de Renfield ( ou vampires sanguinaires ) et les Vampyres.
La porphyrie reste tout de même une hypothèse scientifique concernant les individus dit " vampire ", ces derniers sont assujettis à de nombreux symptômes : teint livide ( due au manque d'hémoglobine ), pilosité abondante si exposition au soleil ( hypertrichose ), déformation des dents ( érichrodontie, les dents ainsi que les lèvres deviennent pourpre due au dépôt de porphyrine, qui elle-même est due à la perte d'hémoglobine ), sensibilité accrue au soleil ( photodermatite), si le corps est exposé au soleil, la molécule de porphyrine capte l'énergie solaire et la converti en cellule toxique et/ou pilositère ), l'ail ( contenant un composant chimique et provocant des crises chez le malade ) et enfin les troubles neuropsychiatriques. Mais, contrairement au sida, la porphyrie n'est aucunement transmissible.
Le syndrome de Renfield, maladie psychologique très grave, pousse l'individu à boire du sang et se décrit en 4 stades : Le premier stade se manifeste par un incident bénin, au cours de l'enfance où l'individu découvre qu'il peut être excitant de boire son sang. Mais il peut aussi se manifester chez l'adulte lors d'un accident grave. La personne se voit alors baigner dans beaucoup de sang et ressent l'envie d'y goûter. Le second stade est l'auto vampirisme, l'individu du premier stade peut alors ressentir le besoin ou le plaisir de boire son propre sang. Le troisième stade est la zoophagie qui mène à boire le sang des animaux non-humains. Le dernier stade est le stade le plus avancé dans le syndrome de Renfield, il mène au vampirisme clinique ( ou sanguinaire ) où l'homme boit le sang d'autres humains. Le vampire sanguinaire est conscient de ces actes, mais ne peut s'y résoudre, c'est une drogue.
Enfin il y a les vampyres, orthographié avec un " y " pour se détacher des mythes. Ils se costument en général de capes et mettent de fausses canines. Les vampyres se divisent en plusieurs clans basés sur le jeu de rôle " Vampire : la mascarade ".
Gothiques Fétichistes
Portant du cuir, du PVC, des chaînes, des pointes, des anneaux etc. Leurs vêtements les dévoilent à la perfection, leur style étant plus une façon de travestir le monde banal et répétitif dans lequel ils ne se reconnaissent pas. Bien sur un être tout de sky vétu ne sera pas un adepte des salles SM...l'amalgame est vite fait...
Dork Goth
Ce que j'appellerai pseudo-gothique, à ce stade de ma vie, serait comme ceux que je vois lorsque je me rends au Grouft. Des ados en rébellion contre la société qui se revendiquent être quelque chose, et qui forment une masse.
Ce que je trouve plus triste, c'est qu'ils se revendiquent être quelque chose qui n'entre pas dans le moule, mais qu'en s'habillant de la sorte, ils entrent dans un autre moule, et finalement créer une mini société où tout le monde se ressemble.
Pour finir je rappelle qu'il ne s'agit bien sur que d'étiquettes . Peut-être simplement parce que l'homme à besoin d'étiquettes. Il est donc probable qu'une personne ne se retrouve pas dans ces catégories ici présentes.
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| April 19 Médecin-chirurgien, Moreau de la Sarthe n’en est pas moins un homme de lettres fréquentant les salons et prenant une part active aux échanges philosophiques. Il nous offre, dans cet ouvrage, une description des monstres qui passionnent les hommes de son époque.
Titre : Description des principales monstruosités dans l’homme et dans les animaux Auteur : Louis-Jacques Moreau de la Sarthe Edition : 1808, Paris, Fournier frères Format : 39 cm
L’auteur : Louis-Jacques Moreau de la SartheLouis-Jacques Moreau, dit Moreau de la Sarthe est né à Montfort-le-Rotrou, le 24 janvier 1771. Il fait ses études au Mans puis devient apprenti pour quelques mois chez un chirurgien. En 1791, Il monte à Paris pour étudier la médecine pendant deux ans, puis s’en va guerroyer comme chirurgien militaire. Hélas, il est atteint par le typhus et pour comble de malchance, un accident professionnel le laisse infirme de la main droite. Réformé, il est nommé sous-bibliothécaire à l’Ecole de Santé. C’est au moment où les sociétés savantes sont dispersées par la tourmente révolutionnaire, et tâchent de se reconstituer, que Moreau participe activement à la création de la Société médicale d’émulation qui voit le jour en l’an IV (1795). Là, les survivants du vieux monde médical se mêlent aux représentants du monde nouveau. Il devient aussi membre de la Société de médecine en pluviôse en V, puis de la Société des observateurs de l’homme, de la Société libre des Arts du département de la Sarthe et de la Société d’émulation de Poitiers. Homme de lettres, il s’illustre par ses travaux : La gangrène humide des hôpitaux, ses Fragments d’une topographie physique et médicale de Nantes, mais encore par d’innombrables extraits ou analyses d’ouvrages d’actualité. Ses publications ont la particularité d’être très variées. Il écrit notamment ses Réflexions philosophiques et médicales sur l’Emile de Rousseau. Malgré la vénération qu’il a pour le philosophe, il n’hésite pas critiquer ses opinions. Moreau propose aussi une classification qui apparaît dans l’ Encyclopédie aux articles Nosographie et Phlegmasies. Il participe aussi à la Commission de Vaccine en faveur de la vaccination des enfants contre la petite vérole. Il fréquente très certainement le Muséum d’histoire naturelle ou il devient un adepte de Cuvier. Après plusieurs demande, il obtient le 21 frimaire an VIII (12 décembre 1799), le cours d’hygiène et d’histoire naturelle de l’homme au Lycée Républicain. Moreau fréquente aussi les salons, notamment celui d’Auteuil où l’on échange des idées philosophiques. Il s’honore d’ailleurs d’être un médecin philosophe. Jamais plus qu’à cette époque, on ne disserte sur le rapport qu’il y a entre le physique et le moral de l’être humain. Moreau accumule, pendant des années, les mémoires, les analyses et les considérations sur la médecine morale. C’est ainsi qu’il aurait guéri un cas de monomanie par la coupe des cheveux. Le zèle et les travaux de Moreau ont trouvé leur récompense : le 24 mars 1808 il devient bibliothécaire de la Faculté, même si l’érudition médicale ne bénéficie guère des faveurs officielles. Et quelques années plus tard, le 19 août 1815 – après les tumultes de l’empire et le retour à la royauté – il obtient la chaire – déchue – de bibliographie médicale, à laquelle est ajouté en 1819 la direction d'un cours de l'histoire de la médecine. Hélas, son bonheur sera de très courte durée : la Restauration a, à peu près, respecté la constitution de la faculté. Mais l’arrivée des Ultra met fin à cette politique de ménagements. L’école de médecine passe pour un foyer de libéralisme, et on l’épure puis la dissout tout à fait en 1822. Elle est remplacée par l’Académie de médecine, dont les titulaires sont nommés par le roi. Moreau obtient seulement un professorat honorifique, puis menacé par l’autorité en place – épuration oblige – il quitte définitivement son appartement de l’Ecole de médecine et va s’installer chez la célèbre actrice madame Talma dont il a toutes les faveurs. Malgré tout, sa clientèle – restreinte – lui demeure fidèle. Elle se compose de grands dignitaires, hommes de l’opposition libérale, artistes, littérateurs, actrices de renom et de nombreuses femmes du monde (car Moreau sait plaire aux femmes). Il écrira d’ailleurs une Histoire naturelle de la femme, monument de littérature médico-galante. Vers 1820, il prend part à l’achèvement de l’encyclopédie méthodique pour la partie médecine. Le projet à plus de trente ans, et c’est une période ou la science – comme la société – se renouvelle. La tache est donc ardue d’autant plus que le pouvoir royal s’oppose aux encyclopédistes. Depuis longtemps, la santé de Moreau déclinait. Atteint d’une tuberculose pulmonaire (phtisie), il s’éteint à Paris chez madame Talma, le 13 juin 1826.
L’œuvre : Description des principales monstruosités dans l’homme et dans les animaux précédée d’un discours sur la physiologie et la classification des monstresA l’origine, Description des principales monstruosités dans l’homme et dans les animaux précédée d’un discours sur la physiologie et la classification des monstres a été édité en 1775 par les artistes Nicolas-françois et Geneviève Regnault. Moreau de la Sarthe, a fait rééditer le livre en 1808. Il vise un lectorat plus scientifique et ajoute une introduction de quinze pages aux illustrations ponctuées de nombreux exemples. C’est cette édition qui a été mise en dépôt à l’AREHN par le Muséum d’histoire naturelle de Rouen. Il fait part de la classification des monstruosités de Chaussier : 1 : les monstruosités relatives à la grandeur (nains et géants) 2 : les monstruosités par augmentation des parties (corps doubles, ou à deux tête, 4 bras…) 3 : monstruosités par défaut (sans tête, sans bras) 4 : monstruosités relatives à la position (pied bot, changement dans la position naturelle des parties) 5 : monstruosités par la réunion contre nature de plusieurs parties 6 : monstruosités superficielles et relatives à la couleur 7 : monstruosités dans la texture et la consistance des parties Moreau donne une explication aux monstruosités. Il rejette la thèse de "l’imagination des mères" qui consiste à dire que ce sont les sensations et les passions des mères qui entraînent des difformités. La pensée ne peut pas influer sur la physiologie embryonnaire. Il donne d’ailleurs l’exemple d’une femme qui durant sa grossesse s’était beaucoup intéressé à l’ange Gabriel, et qui accoucha d’un fils, en tout semblable à un petit ange et muni de deux ailes. On cria au miracle, mais en réalité, les deux ailes étaient des tumeurs écrouelleuses. L’enfant loin d’avoir été rapproché par les pensées de sa mère, avait été atteint d’une maladie qui le condamnait à une longue infirmité. Pour Moreau se sont les maladies ou les différentes altérations que le fœtus a éprouvé pendant la grossesse qui sont les causes des monstruosités que l’on croit jusqu’ici expliquer par l’imagination de la mère. Les autres causes admises par les physiologistes de son temps, sont tout ce qui peut perturber le développement du fœtus : l’espace, l’humidité et la température.
Planche III
"Ce poulain est né dans le Polezin de Ravigo, dans les états de Venise. Il a un seul œil au milieu de la face ; son front s’élève en une pyramide qui est accompagnée latéralement de deux protubérances ; le crâne a la forme d’un cône tronqué ; il n’a point de nez ; la lèvre supérieure est très courte, l’inférieure est allongée et laisse voir la seule mâchoire de l’animal ; toutes les autres parties sont bien conformées. Il a vécu environ quatre mois. " Tiré du Cabinet de M. Cotelle de Grand-Maison, à Paris
Planche X
"Cet animal a deux têtes réunies par les crânes ; il a quatre yeux placés dans leurs orbites naturelles, et deux oreilles seulement ; les autres parties sont bien constituées. " Tiré du Cabinet de M. Pinson, chirurgien à Paris
Planche XV
"Cet enfant est né sans cerveau ni moelle allongée ; le sommet de la tête n’était couvert que par la pie-mère ; la dure-mère recouvrait toute la base du crâne ; plusieurs inégalités semblaient indiquer la masse du cerveau. Cette masse A. était d’un rouge foncé colorée par le sang épanché : tous les os qui forment le sommet de la tête manquaient, ou étaient difformes. Ce phénomène se rencontre assez souvent avec des circonstances différentes ; on a en présenté plusieurs à l’académie depuis le commencement du siècle. " Tiré du Cabinet de M. Pinson, chirugien à Paris
Planche XIX
Ces deux enfants réunis sont venus à terme ; ils sont adhérents par les poitrines et par les têtes, comme on le voit dans le squelette n°20 ; les deux têtes réunies ne forment qu’un seul visage, deux oreilles, une seule langue dans la bouche, un œsophage, une trachée-artère ; ces deux parties se divisent en deux branches chacune, pour communiquer aux deux estomacs et aux deux poitrines ; la réunion des deux crânes offre au milieu du front une fente qui a quelque ressemblance avec la partie génitale d’une femme. Ils sont morts en naissant. Tiré du Cabinet de M. Pinson, chirugien à Paris
Planche XX
A. Réunion des deux têtes B B. les deux sternum par lesquels se réunissent les deux poitrines ; toutes les autres parties sont doubles et bien conformées.
Planche XXII
"Cet animal a toute les parties du corps bien conformées ; sa tête seule est monstrueuse ; on pourrait même dire qu’il n’y en a pas ; on trouve seulement au dessus de la poitrine une ouverture dans laquelle la peau de son corps va se terminer en formant plusieurs rides ; cette ouverture est terminée à chaque côté par une oreille. Il n’a point vécu." Tiré du Cabinet du Roi de France
Planche XXX
"Cet enfant est né en Espagne, au mois de janvier 1775. Ses parents le promenaient de ville en ville pour le faire voir : toute la difformité est dans sa tête ; il a deux bouches de chacune desquelles il tétait, deux nez bien conformés, trois yeux ; dont deux placés perpendiculairement au dessus des nez et des bouches ; le troisième œil occupe le milieu du front et contient deux prunelles ; le sommet de la tête se termine par une excroissance, et le bas de la face par trois mentons ; toutes les autres parties sont bien conformées : c’est une fille. Elle vivait en août 1775. "
Planche XXXI
"Ce petit être que tout Paris a pu voir en 1757 et 1758, était privé des bras, des avant-bras, des cuisses et des jambes ; ses mains sortaient des épaules, et ses pieds sortaient des hanches ; il était vêtu à la manière turque, et s’escrimait avec son petit cimeterre pour amuser les spectateurs. "
Planche XXXII
"Les deux animaux qui forment ce monstre sont réunis par les deux sternum qui se trouvent par cette réunion placés aux deux côtés du sujet. M. Daubenton en a fait une description très détaillée dans l’ Histoire naturelle de M. de Buffon, tome VI, page 140." Tiré du Cabinet du Jardin des plantes
Planche XXXVII
"Cet animal, assez bien conformé d’ailleurs, a, au défaut des côtes, la croupe entière d’un chat, laquelle est elle-même bien conformée, à l’exception de la queue, qui est très courte. " Tiré du Cabinet du Jardin des plantes
"Cette vache, dont M. Daubenton a donné une description savante dans l’histoire naturelle de M. de Buffon, tome IV, page 534, a été vue à Paris en 1745. Elle était bien conformée dans toutes ses parties ; la monstruosité consistait en une jambe surabondante, attachée à la partie supérieure du dos, entre les omoplates ; elle avait une tumeur à la partie postérieure de cette jambe, à laquelle on avait donné, par un grossier artifice, la figure d’une tête d’homme. " Tiré du Cabinet du Jardin des plantes
En complément : La tératologie ou la science des monstresL’utilisation actuelle du mot "monstre" paraît se réduire aux créatures imaginaires ou aux êtres fantastiques. En réalité à la Renaissance et à l’âge classique, le mot était fréquemment utilisé et il s’appliquait aux êtres humains et aux animaux affectés par des déformations morphologiques importantes. Aujourd’hui, la science qui étudie les anomalies et les monstruosités des êtres vivants se nomme térotologie. Le terme de tératologie a été remis en vigueur au tournant du premier tiers du XIX siècle par Etienne Geoffroy Saint-Hilaire. Et c’est son fils, Isidore, qui établit la première classification de tératologie descriptive.
Une anomalie est une déviation du type qui ne remet pas en cause la vie de l’animal ; elle peut affecter le corps entier ou seulement une partie. L’animal reste reconnaissable. Une monstruosité en revanche menace la survie de l’individu.
Planche XXI : Homme monstrueux, tiré de "Description des principales monstruosités dans l’homme et dans les animaux" de Moreau de la Sarthe.
"Cet homme a paru à Naples en 1742, dans le temps que Monsieur le Marquis de l’Hôpital y était ambassadeur de France ; il était bien conformé ; sa seule difformité consistait en une croupe d’enfant mâle, bien conformée, qui lui sortait de la région épigastrique, et qui prenait son origine au dessous du sternum. Il y a plusieurs exemples de cette monstruosité, entre autres, un enfant né en 1764, à Ondervilliers en Suisse, à qui le chirurgien a extirpé les parties surabondantes par le moyen de la ligature." L'origine de ces malformation sont dues à des anomalies de développement durant la grossesse (d’origine génétique, infectieuse, toxique, radio-active ou mécaniques). Souvent, les enfants meurent avant ou peu après la naissance, à cause de lésions associées : une sirène n'a par exemple pas de rein, le cerveau des cyclopes n'est pas développé, etc. Les fentes faciales (becs de lièvre, gueules de loup et autres) sont en général bénignes et curables chirurgicalement. Bien sûr il existe bien d'autres types de malformations majeures ou mineures. Les anomalies et monstruosités ont très probablement inspiré de nombreux mythes et légendes dans toutes les civilisations du monde.
Planche I : Enfant monopède tiré de Description des principales monstruosités dans l’homme et dans les animaux de Moreau de la Sarthe.
Il est atteint de sirénomélie, c'est à dire que ses deux jambes sont entièrement soudées et prennent la forme d'une queue de poisson. Cette anomalie rappelle le mythe de la sirène et il est probable que les mythologies antiques se soient inspirées d'anomalies réelles pour créer des personnages rentrés depuis dans l'imaginaire collectif que les auteurs ont repris comme la petite sirène des contes d’Anderson (1836).
Petit historique Dès l'Antiquité, le poète latin Ovide, rédige un traité sur les monstres. Cet ouvrage sert de référence pour les siècles suivants mais il n'aborde le sujet que d'une façon mythologique.
Au Moyen Âge, les malformations sont l'œuvre du diable ou de la sorcellerie. Les "monstres" désignent les anomalies humaines ou animales, mais gardent cette connotation mythologique.
Le terme de "monstre" évolue avec Ambroise Paré qui aborde l'analyse d'une manière plus scientifique dans son traité Des monstres et prodiges (1573) même si l’imaginaire demeure très présent.
Au début du XVIIe siècle, l'anatomie devient de plus en plus présente dans les études. La théologie cède sa place pour laisser apparaître des analyses plus détaillées et rationnelles. Là, médecins et chirurgiens vont commencer à faire émerger un discours spécifique sur les monstres et sur la recherche de leurs causes. Ce discours médical va être la rupture avec les théologiens qui avançaient des causes divines et surnaturelles. La tératologie avance alors à grand pas et écrase les mythes en apportant des preuves issues des dissections.
Le siècle des Lumières confirmera cette tendance avec l'apparition d'autres sciences et les progrès apportés par les pathologistes. Il faudra toutefois attendre le milieu du XXe siècle pour comprendre que le fœtus peut être perturbé par des substances provenant de l'extérieur. Jusqu'alors, l'utérus apparaissait comme une barrière infranchissable.
Sources
Auteur1920La médecine et les idéologues : L. J. Moreau de la Sarthe Bulletin de la société française de médecine , 1920 (14) .- pp. 24-70      Michaux, Louis-Gabriel Biographie universelle ancienne et moderne : histoire par ordre alphabétique de la vie publique et privée de tous les hommes, tome 29 .- pp. 262-263 April 12  SUPER JEAn-JACqUEs  April 10 Le procès des sorcières de Salem est un épisode fameux de l'histoire coloniale des États-Unis qui entraine la condamnation et l'exécution de personnes accusées de sorcellerie en 1692 dans le Massachusetts. Généralement analysé comme découlant d'une période de luttes intestines et de paranoïa puritaine, ce procès cause la mort de 25 personnes et l'emprisonnement d'un bien plus grand nombre.
Ces persécutions prennent place dans le contexte occidental du XVIIe siècle : historiens et chercheurs estiment aujourd'hui le nombre de victimes de l'inquisition et des procès en sorcellerie entre 50 000 et 100 000 en Europe entre 1560 et 1650. [réf. nécessaire]
La salle d'audience, illustration de 1876
En 1692, à Salem Village (aujourd'hui Danvers), quelques jeunes filles, notamment Abigail Williams, Ann Putnam et Betty Parris, accusent certains concitoyens de les avoir envoûtées et d'être des sorciers ou des magiciens, alliés de Satan.
La communauté, assiégée par les Amérindiens et dépourvue de gouvernement légitime, prête foi aux accusations et condamne les personnes mises en cause à avouer les faits de sorcellerie ou à être pendues. Les accusations s'étendent rapidement. En moins de deux mois, les communautés suivantes sont concernées : Andover, Amesbury, Salisbury, Haverhill, Topsfield, Ipswich, Rowley, Gloucester, Manchester, Malden, Charlestown, Billerica, Beverly, Reading, Woburn, Lynn, Marblehead, et Boston.
Début de l'affaire [modifier]
Arrestation d'une " présumée" sorcière, illustration de 1883
"Witch Hill" ou Le martyr de Salem ("The Salem Martyr" ; New York Historical Society), par Thomas Slatterwhite Noble
Durant l'hiver glacial de 1691/1692, Betty Parris et Abigail Williams, respectivement fille et nièce du révérend Samuel Parris, se mettent - dit-on - à agir d'une curieuse manière : elles parlent une langue inconnue, se cachent, traînent des pieds en marchant. Les médecins consultés ne parviennent pas à identifier le problème ; l'un d'eux conclut même à une possession satanique. Parris et les autres notables de la ville pressent Betty et Abigail, puis les autres jeunes filles atteintes de manière identique, Ann Putnam, Betty Hubbard, Mercy Lewis, Susannah Sheldon, Mercy Short, et Mary Warren, de nommer ceux qui les ont maudites. Les jeunes filles se décident alors à donner des noms.
Les trois premières femmes accusées sont Sarah Good, Sarah Osborne et Tituba. Sarah Good est une mendiante, fille déshéritée d'une aubergiste française qui s'était donnée la mort quand Sarah était adolescente, une femme louche : elle murmure quand on lui donne de la nourriture. Sarah Osborne est une vieille femme, alitée, qui a mérité la réprobation générale en captant l'héritage des enfants de son premier mari pour le remettre à son nouvel époux. Quant à Tituba, c'est l'esclave barbadienne (ou Ashantis) de Samuel Parris.
Les trois femmes sont officiellement accusées de sorcellerie le 1er mars 1692 et mises en prison. D'autres accusations suivent : Dorcas Good (la fillette de Sarah Good, âgée de 4 ans), Rebecca Nurse (une grand-mère malade et pieuse), Abigail Hobbs, Deliverance Hobbs, Martha Corey, ainsi qu'Elizabeth et John Proctor. Les prisons se remplissent progressivement et un nouveau problème surgit : sans forme légitime de gouvernement, les accusés ne peuvent être jugés. Ainsi, aucun procès n'a lieu avant la fin mai 1692, lorsque le gouverneur Phips arrive et institue une Court of Oyer and Terminer (to « hear and determine », entendre et décider). Sarah Osborn est déjà morte en prison sans avoir été jugée, Sarah Good a accouché d'une petite fille, plusieurs autres accusés sont malades. Environ 80 personnes attendent leur procès dans les geôles.
Pendant l'été, la cour est en session une fois par mois. Une seule accusée est relâchée, après que les jeunes accusatrices se rétractent à son sujet. Tous les procès se terminent par la condamnation à mort de l'accusé pour sorcellerie, aucun acquittement n'est prononcé. Seuls ceux qui plaident coupable et dénoncent d'autres suspects évitent l'exécution capitale. Elizabeth Proctor, et au moins une autre femme, bénéficient d'un sursis à exécution « parce qu'elles sont grosses » (« for the belly », enceintes) : quoique condamnées, elles ne seront pendues qu'après la naissance de leur enfant. Une série de quatre exécutions a lieu au cours de l'été, avec la pendaison de 19 personnes, au nombre desquelles : un ministre du culte respecté, un ancien policier qui a refusé d'arrêter davantage de prétendues sorcières, et trois personnes disposant d'une certaine fortune. 6 des 19 victimes sont des hommes ; la plupart des autres sont de vieilles femmes misérables.
Une seule des mises à mort ne s'accomplit pas par pendaison. Giles Corey, un fermier âgé de 80 ans, refuse de se défendre en justice. La loi prévoit dans ce cas l'application d'une forme de torture dénommée peine forte et dure, consistant à empiler une à une de larges pierres sur la poitrine du prévenu, jusqu'à l'écrasement ; après trois jours d'atroces douleurs, Corey meurt en persistant dans son refus de se défendre. On a pu croire de manière erronée que Corey refusait de se défendre devant la cour pour éviter la confiscation de ses biens par l'État : en fait, les confiscations n'étaient pas systématiques et intervenaient le plus souvent avant le procès et la condamnation. On pense maintenant que l'attitude de Corey s'explique par le caractère buté et procédurier du vieil homme, qui se savait condamné d'avance.
La terre souffre autant que les hommes. Les bêtes ne sont plus soignées, les récoltes sont laissées à l'abandon. Des accusés prennent la fuite vers New York ou au-delà pour échapper à l'arrestation. Les scieries sont vides, leurs propriétaires disparus ou perturbés, leurs employés badaudant devant les prisons, participant aux réunions communautaires, ou eux-mêmes arrêtés. Le commerce ralentit fortement.
Les procès en sorcellerie s'achèvent finalement en octobre 1692, les accusés sont progressivement mis en liberté jusqu'au printemps suivant. Officiellement, le gouverneur royal du Massachusetts, Sir William Phips, met un terme à la procédure après l'appel formé par le clergé bostonien mené par Increase Mather. Celui-ci publie un « Cases of Conscience Concerning Evil Spirits » (Cas de conscience regardant les esprits maléfiques) le 3 octobre 1692, ouvrage qui contient notamment la phrase suivante : « Il apparaît préférable que dix sorcières suspectées puissent échapper, plutôt qu'une personne innocente soit condamnée » (It were better that Ten Suspected Witches should escape, than that the Innocent Person should be Condemned).
L'affaire a eu un impact si profond qu'elle a contribué à réduire l'influence de la foi puritaine sur le gouvernement de Nouvelle-Angleterre et a indirectement conduit aux principes fondateurs des États-Unis d'Amérique.
Causes de l'hystérie [modifier]
Plusieurs théories tentent d'expliquer pourquoi la communauté de Salem Village a explosé dans ce délire de sorcières et de perturbations démoniaques. La plus répandue consiste à affirmer que les puritains, qui gouvernèrent la colonie de la baie du Massachusetts pratiquement sans contrôle royal de 1630 à la promulgation de la Charte en 1692, traversèrent une période d'hallucinations massives et hystériques provoquées par la religion. La plupart des historiens modernes trouvent cette explication simpliste. D'autres théories s'appuient sur des analyses fondées sur des faits de maltraitance d'enfants, ou de divinations tournant mal, d'ergotisme (le mal des ardents du Moyen-Âge, provoqué par l'ergot de seigle, qui contient une substance que l'on retrouve dans le LSD), de complot de la famille Putnam pour détruire la famille rivale Porter, ou encore s'élaborent sur le thème de l'écrasement social des femmes.
La communauté puritaine vivait dans l'angoisse. Après avoir perdu sa charte lors de la seconde révolution anglaise, elle ignorait toujours, au printemps 1692, de quoi son futur serait fait. En butte aux attaques incessantes des Amérindiens, elle ne pouvait compter sur le soutien anglais. Sa milice se recrutait uniquement en son sein et sa population avait été décimée au cours du soulèvement général des Amérindiens de 1675-1676, la King Philip's War : en Nouvelle-Angleterre, un colon sur dix avait trouvé la mort dans les attaques amérindiennes. Quoique ces évènements fussent terminés, les raids et les coups de mains indiens se produisaient épisodiquement. La Nouvelle-Angleterre se transformait en une colonie marchande. Puritains et non-puritains s'enrichissaient, ce que les puritains considéraient comme un péché autant que comme une nécessité. Au fur et à mesure que la classe des marchands s'élevait dans l'échelle sociale, le clergé déclinait.
Parmi les théories modernes, celle de Mary Beth Norton dans In The Devil's Snare (Dans le piège du Diable) est peut-être l'une des plus convaincantes. Mary Norton considère que toutes les explications évoquées ci-dessus ont probablement joué un rôle important mais qu'il s'y ajoute la circonstance que Salem et le reste de la Nouvelle-Angleterre étaient harcelés par les attaques amérindiennes, ce qui a créé une atmosphère de peur qui contribua beaucoup au développement de l'hystérie. Mary Norton insiste sur le fait que la plupart des victimes d'accusations possédaient de forts liens personnels ou sociaux avec les attaques amérindiennes dans les quinze années qui précédèrent les événements. Les accusateurs faisaient fréquemment référence à un homme noir (a black man), soutenaient l'existence de sabbats entre les sorcières prétendues et les Amérindiens, et décrivaient des tortures provenant directement des récits de captivité entre les mains des Amérindiens. De plus, le clergé puritain assimilait souvent les Amérindiens aux démons, les associait aux sorciers et, au cours d'interminables sermons enflammés, fustigeait Satan et ses cohortes assiégeant les puritains, la sainte armée de Dieu. Le combat des Amérindiens devenait l'assaut des forces du mal essayant d'abattre la société puritaine, et il fallait s'attendre à des attaques du dedans aussi bien que du dehors. Vers 1691, les puritains étaient mûrs pour l'hystérie magique.
Salem Village constituait en lui-même un microcosme d'angoisse puritaine. La moitié du village était constituée de paysans qui approuvaient le révérend Samuel Parris dans ses efforts pour se séparer de la ville de Salem Town et instituer une cité à part entière ; l'autre moitié du village voulait rester dans le périmètre de Salem Town et de ses flux commerciaux et refusait de contribuer à l'entretien de Parris et de sa famille. Par ailleurs, de nombreux rescapés d'attaques amérindiennes dans le Maine et le New Hampshire étaient abrités chez des parents à Salem, apportant avec eux d'horribles récits. En 1691, Salem Village était un véritable baril de poudre et les jeunes filles possédées furent l'étincelle qui fit tout exploser.
April 08
    L'ESOTERISME
Connaître
C'est soit monter au ciel et voir, soit plonger en soi-même pour retrouver le ciel et se souvenir...
Pythagore
D'un certain point de vue, l'ésotérisme est une médaille à deux faces; un double enseignement:
Extérieur et public: EXO :
les religions matérielles, cérémonies et cultes, règles et lois pour frapper l'imagination des peuples.
Intérieur et secrète : ESO :
réservé aux seuls initiés.
Tous les enseignements religieux se relient: une seule et même doctrine est à leur base. Doctrine transmise d'âge en âge à une longue suite de sages et de penseurs.
Toutes les grandes religions ont deux faces:
Apparente/Cachée
Brahamisme, Inde - Hermétisme, Egypte - Polythéisme Grec - Judaïsme - Christianisme
Dans certains pays, seul l'aspect exotérique était mis par écrit, et accessible à tous ( non-initiés, profanes, peuples) tandis que la partie ésotérique était l'objet d'un enseignement strict et oral en faveur des disciples choisis dont on avait auparavant éprouvé la discrétion ( distinction principalement appliquée aux doctrines égyptiennes de l'Hermès Trimégiste, des grecs Aristote, Socrate, Platon, Pythagore, puis, plus tard les Gaulois, les Celtes, etc, etc,...
Car l'ésotérisme n'est pas une lecture banale, mais un travail laborieux. C'est l'oeuvre de toute une vie. C'est l'étude de l'âme, à travers la connaissance de l'Homme, de l'Univers, et de soi-même. La recherche du principe divin qui nous anime.
C'est la découverte de la Vérité qui entraîne la vie toute entière du postulant. Son point de départ est l'insatisfaction de soi et de la vie ordinaire. L'ésotérisme est une longue étude qui commence par la structure de l'homme, puis de l'univers, puis de la Voie intérieure.
En ésotérisme, l'homme vaut ce qu'il vaut ! Il est engagé selon les besoins et payé selon son rendement.
Il doit être utile.
Il avancera à la mesure de ses "talents": autrement dit de ses prédispositions innées et des efforts conscients qu'il fournit. Il fructifiera aussi son talent et sera récompensé par l'accumulation des forces nécessaires pour pouvoir faire face à ses ennemis extérieurs.
Voici ce que disait l'hiérophante à l'initié en lui parlant de la vision de l'Hermès:
La science dévoilée sera ta force !
La Loi ton glaive !
Le silence ton bouclier...
L'ésotérisme n'est pas un ensemble de théories que l'homme doit connaître par coeur sur le plan intellectuel, ni une philosophie qu'il adopte et qui ne dépassera pas le plan de l'information, mais une connaissance vivifiante, qui permet à l'humain de se connaître, de rectifier et d'évoluer intérieurement.
Car l'ésotérisme est un savoir supérieur venant de l'invisible, et dont la source n'a rien de "matériel" ( la philosophie est basée sur des spéculations de l'intelligence humaine.)
L'ésotérisme est un savoir incommensurable, englobant le savoir humain - qui est relatif, limité, ne sachant rien de l'autre. Accessible à l'homme spirituel, tandis que le savoir humain est accessible à l'homme animal.
L'ésotériste voit les choses, non telles qu'elles apparaissent au profane, mais telles qu'elles sont.
L'éxotérisme est précaire en raison de ses limites, son dogme et ses lois rigides, ses exclusions.
Les amateurs d'art divinatoire, de magie, de sorcellerie, de paganisme aveugle, ont prostitué le mot " Esotérisme" pour en tirer du rationnalisme qui est utilitarisme !
Ce qui fait que l'ésotérisme est devenu synonyme d'occulte, et s'applique à la Kabbale, la magie, la wicca, la sorcellerie, les sciences divinatoires etc, etc,... ON TROUVE A CE SENS ESOTERISME POUR OCCULTISME
L'ésotérisme rituel, occultisé, n'a rien à voir avec l'ésotérisme spirituel, de la conscience, c'est un enseignement de seconde zone. Cet ésotérisme là ne sauve aucun psychisme, il repose sur une magie rituelle et psychique qui consiste à BRISER LES LOIS DE LA NATURE avec un coupe-circuit, à l'aide des sympathies où des antipathies, une magie qui s'éxerce sur la terre et sous la terre.
Rien à voir avec la magie cosmo-spirituelle de l'ésotérisme, car la vérité réside avant tout en nous-mêmes, dans la vie spirituelle de l'âme: la clef de l'Univers.
Comment ?
A l'instar des sages de l'Orient et de la Grèce, l'initié a appris à méditer, à ramasser sa volonté en son centre, en développant ses facultés latentes, il peut atteindre ce foyer vivant qu'on nomme " plan mental " dont la Lumiere éclaire les hommes et les êtres.
Et si un plaisantin pense que ces initiés ne sont que de purs contemplatifs, des rêveurs impuissants égarés dans les brumes d'une quelconque drogue... ils font erreur.
Krishna, Bouddha, Zoroastre, Lao Tzi, Zuang Zi, Orphée, Osiris, Orphée, l'Hermès, Pythagore, Platon, Jesus, Mythra, tous étaient des initiés incarnés de leur plein gré.
"Qu'est-ce, en effet, que craindre la mort ? " disait Socrate, " sinon se prétendre en possession d'un savoir que l'on a point ? Cela revient à prétendre savoir ce que l'on ne sait point. Car personne ne sait ce qu'est la mort, ni même si elle ne se trouve pas être pour l'homme le plus grand des biens.... "
Malheureusement, le matérialisme galopant et le positivisme stupide sont en train de produire une génération sèche, sans âme, sans idéal, sans Lumiere et sans foi, ne croyant ni à l'âme ni à Dieu, sans énergie dans la volonté, doutant d'elle-même et de la liberté humaine.
Mais... tout est voulu April 07
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Par Michelle Larivey, psychologue Ressources en Développement
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Sur le même continuum émotif:
Sympathie, attachement, tendresse, affection, chérir, adorer, passion...
Des exemples
- J'aime la justice et l'honnêteté.
- Je suis une passionnée de la nature.
- J'aime mes parents.
- J'aime profondément ma femme.
- Je suis follement amoureuse.
Qu'est-ce que l'amour ?
L'amour est un mouvement affectif spontané vers un être qui nous procure une satisfaction. Cet attrait émotif peut s'appliquer à une personne, un objet ou même une idée. On peut aimer intensément son enfant, un endroit, ou les manifestations de courage, pourvu qu'on y trouve des satisfactions spéciales. On peut même éprouver de l'amour lorsqu'on n'a encore que l'espoir d'une satisfaction, un potentiel de bonheur.
L'amour n'est pas une émotion en soi; c'est une expérience émotive complexe qui comprend plusieurs émotions. C'est peut-être même la plus complexe de toutes les expériences émotives. On y retrouve souvent, par exemple, de la joie, de l'attrait ou du désir, de la tendresse, de l'estime, de l'attachement, etc. L'expérience de l'amour inclut aussi bien souvent de la colère ou du ressentiment ainsi qu'un sentiment de vulnérabilité.
Ce qui demeure constant toutefois, dans les différentes expériences d'amour, c'est le bien être ou le bonheur que nous procure l'être aimé. Plus précisément, nous considérons comme "bons pour nous" les êtres et les réalités qui suscitent notre amour. C'est parce que nous les percevons, plus ou moins explicitement, comme aptes à répondre nos besoins. Qu'ils y répondent déjà ou qu'ils soient porteurs d'une promesse de satisfaction, ils demeurent, subjectivement, une source de bonheur.
Les amours fortes et profondes sont, quant à elles, empreintes d'estime. Elles ont sur nous un effet d'élévation. Les personnes qui l'inspirent ont un effet stimulant; à leur contact, nous sommes portés à être de meilleures personnes, à exploiter davantage nos ressources, à nous dépasser.
Parfois on confond l'amour en imagination avec un amour réel. L'expérience subjective de l'adolescente amoureuse du chanteur populaire ressemble à l'amour par les émotions qui en font partie et par leur intensité, mais il manque un ingrédient essentiel: le contact réel avec l'être aimé. La satisfaction éprouvée est déclenchée par les fantasmes uniquement. Comme simulation pour découvrir l'expérience amoureuse, il s'agit d'une méthode extrêmement utile et d'un bon apprivoisement de l'intensité affective.
L'amour romantique est une autre expérience qu'il faut distinguer de l'amour réel. Dans cette forme de relation, l'important est le plaisir d'être aimé et non l'amour de l'autre pour ce qu'il est. Je me délecte de son penchant pour moi et des les avantages qu'il me procure: marques d'attention, réactions fortes à ma présence, sentiment d'être désirée, etc... C'est l'effet de son regard sur moi qui me satisfait et non le contact réciproque. Que l'homme ou la femme en soit l'objet, c'est le regard admiratif de l'autre qui constitue l'essentiel de la relation.
Comme l'illustre la série d'exemples présentée plus haut, on se sert du même verbe, "aimer", pour exprimer différents genres d'attraits. Il s'agit toujours essentiellement de la même expérience d'amour, mais les dimensions impliquées et l'intensité des émotions varient énormément.
Exemple #1. J'aime la justice et l'honnêteté: ce sont des valeurs importantes à mes yeux. Je suis satisfaite lorsqu'elle sont exercées; je réagis né gativement lorsque elles ne le sont pas.
Exemple #2. Mon contact avec la nature me procure toutes sortes de satisfactions. J'éprouve divers sentiments qui expliquent le plaisir qu'elle me procure: plaisir esthétique, émerveillement devant la force, la fragilité et les subtilités du vivant, jouissance sensuelle dans certaines activités, joie des nombreux ébats physiques qu'elle permet, etc... Au total, la nature me fournit la possibilité de répondre à plusieurs besoins
Exemple #3. Mon amour pour mes parents est composé de divers sentiments. Je suis attachée à eux; je tiens à notre relation et j'éprouve de l'affection pour eux. Il se pourrait que mon amour contienne aussi de l'estime pour ce qu'ils sont et de la reconnaissance à l'égard de ce qu'ils ont accompli pour moi. Mais il se peut aussi que mon amour recouvre uniquement une sorte de compassion pour eux, avec une propension à leur faire du bien.
L'amour recouvre donc à diverses réalités émotives. Lorsqu'il s'applique à des êtres vivants, il implique habituellement une certaine dose d'affection.
Exemples #4 et #5. L'amitié, l'amour, l'amour passion sont des variations sur le même continuum. Ils expriment, comme les autres formes d'amour, la valeur nourricière de l'objet pour nous. La passion peut être vécue pour une personne mais aussi pour une activité. Ce que ces deux objets d'amour ont en commun, c'est la capacité de remplir un grand besoin et la manière agréable par laquelle ils le remplissent.
Ainsi, ma passion pour un homme est déclenchée par l'intense agrément de nos contacts physiques et sexuels. Elle est sous-tendue par mon intense besoin d'être aimée de même celui de confirmer ma valeur comme femme en faisant un effet puissant sur un être qui me plaît. De même, mon immense amour pour cette femme repose sur le bien-être inégalé que j'éprouve en sa présence. C'est la seule personne qui m'ait jamais acceptée telle que je suis! En sa présence j'ose être et cela est pour moi plus précieux que quoi que ce soit d'autre.
Par ailleurs, ma passion pour la planche à voile s'explique par la satisfaction intense que j'ai à composer avec des éléments de la nature qui font appel à ma force subtile, mon agilité et mon sens de l'é quilibre. Ce sport englobe en plus mon amour de la nature et le plaisir sensuel du contact avec l'eau, l'air et le vent. De plus, et ce n'est pas là la moindre des choses, il me permet d'admirer en me confondant avec elles, la beauté puissante de la nature qui se manifeste dans la force de la mer, la puissance des vagues et des tempêtes. Ces situations me transportent et j'adore cette sensation forte.
À quoi sert l'amour ?
L'amour est un indicateur de besoins. Il révèle parfois la présence de besoins cruciaux, d'autres fois celle de besoins moins urgents comme des aspirations. Il révèle aussi qu'on croit, à tort ou à raison, trouver auprès de l'être aimé la satisfaction de ces besoins. C'est le cas, qu'il s'agisse de l'amour pour une satisfaction potentielle ou réelle.
L'amour d'un être potentiellement nourrissant
Le besoin d'être reconnu comme être sexué et le besoin de contacts physiques de l'adolescent sont forts et même envahissants. Ce dernier est prêt à jeter son dévolu sur le premier inconnu qui, à première vue, présente des caractéristiques qui laissent croire qu'il pourrait combler ces besoins. Il est beau donc attirant, fort donc capable d'avoir un ascendant sur moi, sûr de lui donc pouvant être affirmatif et rassurant, etc...
Le besoin impérieux d'être aimé ou confirmé dans sa capacité d'avoir un impact sexuel n'est pas spécifique à l'adolescent. On le retrouve aussi chez la personne qui recherche le coup de foudre. Celle-ci voit, dans l'attrait intense et spontané, la preuve irréfutable qu'il peut trouver tout ce qu'il recherche pour répondre à ses besoins affectifs. La dé couverte éventuelle de la personne réelle entraîne souvent le dé senchantement. Le coup de foudre est le prototype de l'amour d'une personne pour son potentiel de satisfaction.
Aimer dans une relation toxique est un autre exemple de l'amour d'une personne pour son potentiel de satisfaction. Cet attrait est incompré hensible sans l'éclairage du phénomène du transfert. Dans cette situation celui qui aime tente d'obtenir de l'autre des confirmations essentielles à son identité. Habituellement ses tactiques sont infructueuses (voir " Conquérir la liberté d'être soi-même" pour en savoir plus).
L'amour pour une relation ou une activité réelle
L'amour est la réaction au fait d'obtenir la nourriture affective que nous cherchons dans une relation. L'amour d'une activité exprime la satisfaction qu'elle nous procure sur des dimensions importantes de notre vie. Selon son intensité et la qualité de la satisfaction, l'amour prend la forme de sympathie, d'affection et peut aller jusqu'à la passion.
Il est utile de préciser sur quoi porte notre amour si on veut y voir plus clair. En spécifiant ce que l'on aime on peut identifier plus facilement les besoins auxquels il répond ou les aspirations qu'il é veille en nous. On peut aussi cerner son besoin en identifiant les genres de satisfaction que nous procure le contact avec la personne ou l'objet aimé.
Pour en savoir plus sur les quatre types d'expériences émotives!
Pour explorer d'autres expériences émotives!
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